Système de combat aérien du futur (SCAF) : un miracle sinon rien…
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Maquette du SCAF exposée au salon du Bourget
reuters
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Maquette du SCAF exposée au salon du Bourget
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La réussite du programme SCAF (Système de combat aérien du futur) tient désormais du miracle. Les positions de négociations de la France semblent aujourd’hui beaucoup trop éloignées de celles de l’Allemagne et de l’Espagne pour pouvoir se réaligner dans quelques semaines. D’ailleurs, la France a été très claire en expliquant mercredi être prête à développer « seule » un futur avion de combat. « Si l’on ne parvient effectivement pas à trouver d’accord sur une réorganisation du programme, la France saura faire un avion de chasse seule, ce qui ne veut pas dire en franco-français », a affirmé un responsable français, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat. Très clairement, la France a lâché une véritable bombe thermonucléaire, qui va fortement ébranler tout ce qui a été péniblement réalisé jusqu’ici dans le programme SCAF…
Tout comme Dassault Aviation, la France souhaite à présent réformer la gouvernance du programme SCAF pour le rendre plus efficace en changeant les règles de jeu pourtant fixées dès le départ en 2018. Pour quelles raisons ? Selon un audit réalisé sur la phase 1 du programme SCAF, l’organisation actuelle ne permettrait pas de livrer aux pays membres, notamment à la France, un avion de combat à l’heure (soit dès 2040), afin d’assurer la mission de la dissuasion nucléaire française.
Selon ce responsable français, ce « besoin est impérieux » alors même que les Rafale, qui portent actuellement les armements nucléaires, seront encore en opération en 2040. Mais l’avion de combat (NGF) prévu dans le cadre du programme SCAF est devenu crucial sur le plan opérationnel face à l’émergence de nombreux avions furtifs ennemis. Pour Paris, un éventuel retard est aujourd’hui une véritable ligne rouge.
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Il est clair que la position française, qui n’a pas été encore formellement discutée avec Berlin et Madrid, semble a priori inacceptable pour l’Allemagne et l’Espagne. Les trois capitales vont donc s’efforcer de trouver un terrain d’entente sur la gouvernance du programme entre les industriels de chaque pays, alors que le programme doit aborder en 2026 la phase 2, évaluée à 5 milliards d’euros. Elle prévoit le développement et la conception d’un démonstrateur pour tester toutes les nouvelles technologies avant de lancer la conception d’un successeur du Rafale et de l’Eurofighter, les avions de chasse de l’Allemagne et de l’Espagne, à l’horizon 2040.