Stellantis contourne les obstacles en Algérie grâce à Fiat
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Fiat lance ce mois-ci la production de sa nouvelle Grande Panda dans son usine de Tafraoui près d'Oran.
Reuters
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Fiat lance ce mois-ci la production de sa nouvelle Grande Panda dans son usine de Tafraoui près d'Oran.
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Stellantis fait dans le politiquement correct en Algérie et avance masqué. Les relations entre Paris et Alger sont exécrables, qu’à cela ne tienne. Le constructeur franco-italo-américain met en avant sa marque italienne Fiat, moins connotée aux yeux du pouvoir algérien que les labels tricolores Peugeot et Citroën.
Le groupe y lance ainsi ce mois-ci la production de sa nouvelle petite Fiat Grande Panda dans son usine de Tafraoui près d’Oran. C’est, selon Stellantis, la première voiture produite sur place avec un taux aussi élevé d’intégration locale (20 %, devant être portés à 30 % l’an prochain). Les premiers exemplaires de présérie sortent actuellement de chaîne, avant une fabrication en série dans les mois qui viennent.
« Cette réalisation illustre notre engagement de long terme à soutenir la souveraineté industrielle de l’Algérie et à développer une industrie automobile », assure Samir Cherfan, responsable de Stellantis pour la région Moyen-Orient-Afrique. Fiat assemblait jusqu’ici à partir d’éléments importés la 500 et l’utilitaire Doblo, un clone des Peugeot Partner et Citroën Berlingo. La production avait à peine dépassé 18 000 véhicules en 2024, montés par 1 650 salariés. Avec un taux d’intégration locale de 10 % seulement.
Objectif du groupe : 60 000 unités produites sur place en 2025 et 90 000 en 2026. La production est destinée au marché intérieur. Un accord avait été annoncé en mars 2023 entre Stellantis et les autorités algériennes. Malgré les difficultés économiques et bureaucratiques, le constructeur prévoyait un investissement de plus de 200 millions d’euros, avec les fournisseurs.
Renault a en revanche échoué à ce jour dans ses projets industriels algériens pour des raisons politiques, malgré un partenariat datant de 2014. Après la chute du président Abdelaziz Bouteflika en 2019, le nouveau président Abdelmadjid Tebboune a accusé les constructeurs, principalement Renault, d’importer des composants plutôt que de les fabriquer localement. Il a alors interdit l’importation des pièces destinées aux usines de montage, stoppant toute velléité de créer une industrie automobile algérienne. Après une production sporadique (2 770 unités assemblées en 2022, 2 400 en 2023), la firme au losange a dû fermer les portes de son site également oranais, il y a deux ans. Renault a redéposé début 2025 un dossier pour reprendre ses fabrications, sans trop d’espoir.
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