Coup dur pour Renault. Le constructeur français voulait déposer la marque Reno, tel que se prononce Renault dans la langue de Pouchkine. Une mesure de protection, pour éviter qu’un constructeur automobile ou une autre société de quelque secteur que ce soit, russe ou chinoise, n’ait l’envie d’utiliser ce nom. « On constate un piratage massif des droits de propriété intellectuelle sur les sociétés européennes qui ont quitté la Russie », précise, en effet, un expert juridique.
Selon les informations de la base de données électroniques de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, Renault a donc déposé en octobre 2024 une demande d’enregistrement de la marque, pour la production et la vente d’automobiles auprès de Rospatent, le service fédéral de la propriété intellectuelle russe. Mais le constructeur aurait reçu un refus préliminaire en avril 2025 et il ne lui reste plus que quelques semaines pour répondre à Rospatent, sans quoi la marque recevra un refus définitif. Renault compte effectivement répondre dans le délai imparti et donner les compléments d’information demandés, selon une source interne qui espère cette fois une décision favorable. Dans cette quête de souveraineté industrielle et technologique, Mercedes-Benz a elle aussi déposé sa marque à Moscou la semaine dernière.