Immobilier : le gestionnaire d’actifs Perial se recentre sur la France

À Bordeaux, un programme de transformation de bureaux en logements.
ZW/A Zweyacker & associés

À Bordeaux, un programme de transformation de bureaux en logements.
ZW/A Zweyacker & associés
Du textile à l’immobilier, c’est la trajectoire prise par les Cosserat depuis près de soixante ans avec Perial. Autoproclamé indépendant et à 100 % propriété familiale, ce groupe méconnu du grand public assure deux métiers : un premier d’investisseur et de développeur reposant sur le triptyque rénovation-reconstruction-redéploiement d’actifs. Un second de gestion agréé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Tant et si bien qu’il revendique à date 5,5 milliards d’euros de biens sous gestion, dont 30 % dans l’Union européenne et 70 % dans l’Hexagone.
« Nous portons la conviction qu’il faut reterritorialiser’ l’investissement en France et accompagner ainsi les acteurs en région et leur dynamique commerciale pour contribuer à dynamiser les économies locales », déclare ainsi à La Tribune, Vincent Lamotte, directeur général délégué de Perial Asset Management.
Aussi a-t-il lancé en 2024 une SCPI baptisée « Opportunités territoires » avec un ticket d’entrée à… 50 euros. La cible : le particulier français qui a les poches moins profondes qu’un professionnel, mais qui souhaite investir à côté de chez lui. Pas de zone géographique de prédilection pour autant, si ce n’est les zones tendues où l’offre immobilière est inférieure à la demande.
Toujours est-il que sur le site Internet du groupe immobilier, il est fait mention d’un premier investissement à Mondeville dans le Calvados dans un ensemble commercial totalisant 2 500 m² avec la promesse d’un rendement net de 9,53 %. Il est également évoqué, sur le portail du groupe, un commerce de 1 465 m² à Distré (Maine-et-Loire) avec un rendement, cette fois, de 10 %. Des zones commerciales, proches des industries et des axes routiers, voilà la stratégie.
Autre produit, cette fois, à destination des investisseurs avertis : un fonds ouvert à partir de 100 000 euros pour une durée de six ans avec deux ans d’extension. Ici, l’objectif consiste à acheter avec une décote un ou des bâtiments obsolètes inadaptés aux usages, puis à identifier s’il doit rester un bureau ou le reconvertir en logement ou en hôtel, et, enfin, à le revendre avec une marge.
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En réalité, Vincent Lamotte souhaite faire revenir les investisseurs français partis dans l’Union européenne. S’il comprend que « le régime d’imposition avantageux, souvent inférieur à celui appliqué localement, provoque des investissements » dans des SCPI européennes, le DGD de Perial AM avertit que « la pérennité de leur performance pourrait ne pas durer ». « Elles dépendent de la qualité du gestionnaire » enchaîne Vincent Lamotte.
Et pour cause : les sociétés de gestion positionnées sur l’Hexagone collectent, elles, entre 15 et 30 millions d’euros par an, quand lui se projette déjà à 50 millions. « Avec des programmes comme France 2 030 et Territoires d’industrie, nous assistons à un mouvement de retour vers la France avec une volonté de fléchage des pouvoirs publics. Nous nous inscrivons dans cette dynamique », dit encore le directeur général délégué de Perial Asset Management.
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Un message à contre-cycle de la crise de l’immobilier actuelle. Certes, un énième rapport a été remis à la ministre du Logement démissionnaire, Valérie Létard, sur le financement de la transformation de bureaux en logements, mais rien ne dit que cela sera traduit dans la loi. Sans parler des taux d’intérêt qui risquent de ne pas redescendre après avoir baissé au premier semestre 2025.