Crise du logement : le bail réel solidaire reste un marché de niche et un sport de riche
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Des immeubles issus du bail réel solidaire, à Strasbourg.
O. M./La Tribune
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Des immeubles issus du bail réel solidaire, à Strasbourg.
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C’est un acronyme que les professionnels de l’immobilier commencent à connaître par cœur : BRS, pour bail réel solidaire, né aux États-Unis et propulsé en France il y a dix ans. « Vous achetez uniquement le logement et vous louez le terrain à un organisme foncier solidaire (OFS) pour un loyer faible, en signant pour une durée comprise entre 18 et 99 ans », résume l’organisme paritaire Action Logement sur son site Internet.
Tant et si bien qu’un ménage modeste peut acquérir un logement à un prix en moyenne 30 % à 40 % moins cher que celui du marché, ses mensualités de prêt ne couvrant plus que le bâti et la redevance pour le terrain, rappelle 3F, filiale d’Action Logement. À Castelnau-le-Lez (Hérault), l’OFS du groupe Arcade VYV Promotion a ainsi lancé une opération de 53 logements, dont 12 BRS commercialisés à 2 800 euros le mètre carré avec une redevance mensuelle de 1,20 euro le mètre carré.
« Le BRS est une réponse concrète et durable pour l’accès à la propriété dans les zones tendues, à des prix abordables et avec une garantie dans le temps, puisque les baux vont au-delà de 90 ans. Il répond aux besoins d’une partie de la population et doit s’articuler avec les autres solutions pour répondre à la crise du logement », souligne ainsi Romain Colombet, dirigeant de l’agence Occitanie Méditerranée du groupe Arcade VYV Promotion.
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Le promoteur est aussi membre de l’OFS métropolitain de Montpellier, opérationnel depuis 2023, dont l’ambition est de produire près de 1 000 logements à horizon 2026 et 4 000 en dix ans. « L’équilibre des opérations se joue sur des prix maîtrisés, mais nous ne sommes pas des magiciens, cela se fait toujours dans la globalité du projet. Le BRS sort des modèles de promotion classique, il n’a pas d’ambition de développement financièrement parlant. C’est l’impulsion politique qui permet une charge foncière inférieure », reprend Romain Colombet.
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