Crise du logement : en Gironde, les professionnels militent pour simplifier la construction
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Un chantier de construction immobilière sur la rive droite de Bordeaux.
Agence APPA
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Un chantier de construction immobilière sur la rive droite de Bordeaux.
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2025 annonce bien un début d’embellie pour le secteur de l’immobilier. Entre juillet 2024 et 2025, 912 000 transactions ont été conclues dans l’ancien en France, soit 9 % de plus que l’année précédente, selon les chiffres de l’État. Mais l’éclaircie n’est pas si perceptible dans le neuf pour les entreprises du bâtiment, de la promotion immobilière et de l’aménagement.
Sur l’année écoulée, le nombre de logements autorisés à la construction est inférieur de 22 % au rythme enregistré avant la crise sanitaire de 2020. La reprise du neuf ne prend pas, à tel point que les tribunaux de commerce affichent toujours des taux historiquement élevés de liquidation dans les entreprises du secteur.
Conscientes d’un choc qui n’a fait que de se renforcer, douze organisations professionnelles ont constitué au printemps 2024 l’Union pour le logement en Gironde. Et ce dans le but d’imaginer, avec les pouvoirs publics, un cadre facilitant la construction de nouveaux logements, en particulier sur le territoire de Bordeaux Métropole où le besoin est estimé à près de 9 000 habitations neuves par an. Ou, pour résumer avec les mots de son président, Jérôme Banderier : « On tente tout ce qui peut être facilitateur face à un marché sclérosé ».
Premier angle d’attaque : le traitement administratif des projets. Les services des communes et de l’intercommunalité sont ainsi appelés à davantage d’efficacité, en réduisant à 2,5 mois le délai d’instruction avant la décision concernant le permis de construire et à limiter à deux le nombre de rendez-vous en commission métropolitaine des avant-projets. Seuls les projets complexes feraient l’objet d’un troisième passage. Cette commission pourrait être étendue aux 27 communes de la Métropole, contre seulement 4 aujourd’hui, propose l’Union.
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Pour simplifier encore la vie des entreprises, les partenaires veulent aussi une révision de la réglementation sur les zones humides. Leur proposition vise à abroger l’obligation de compensation environnementale pour les surfaces impactées sur moins de 1 000m². Ce qui permettrait, selon eux, de mieux regrouper les espaces de compensation dans le cadre d’opérations d’envergure. La définition des zones humides devrait être plus restrictive par ailleurs selon l’Union, afin de rendre de nouvelles parcelles plus facilement constructibles.
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