Air Austral va abandonner ses Airbus A220 pour retrouver de la fiabilité
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Air Austral voit actuellement deux de ses trois A220 cloués au sol, faute de moteurs opérationnels.
Patrick Desrochers/Airbus
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Air Austral voit actuellement deux de ses trois A220 cloués au sol, faute de moteurs opérationnels.
Patrick Desrochers/Airbus
Chez Air Austral, la décision semble désormais irrémédiable. Après plusieurs mois de réflexion, la compagnie française veut abandonner ses trois Airbus A220. « Au regard des problèmes techniques que nous subissons sur cette flotte moyen-courrier, nous considérons que nous n’avons pas d’autres choix – et c’est un choix contraint – que d’essayer d’évoluer vers un nouveau module pour pouvoir stabiliser la compagnie », lâche Hugues Marchessaux, lors d’un entretien au salon IFTM TopResa.
Lassé par quatre années de problèmes et d’immobilisations à répétition, le président du directoire ne voit plus d’autres options pour sortir d’une situation qui met à mal toute son activité régionale depuis La Réunion, vers Mayotte, Madagascar, Maurice ou encore l’Afrique du Sud.
Malgré les promesses faites lors du Salon du Bourget par Pratt & Whitney, dont les moteurs sont largement à l’origine des problèmes de l’A220, Hugues Marchessaux déplore un manque de « vision claire sur l’amélioration à court terme de la disponibilité de ces moteurs », comme sur une amélioration de la situation à moyen terme. D’autant que la compagnie n’arrive pas à avoir de visibilité quant à la récupération d’un moteur de rechange pour remettre un de ses avions en service.
Alors qu’elle dispose de trois appareils, dont le premier a été livré en 2021, Air Austral voit actuellement deux de ses appareils cloués au sol, faute de moteurs opérationnels. L’un d’eux était déjà immobilisé de longue date, mais l’autre a subi des problèmes cet été avant de devoir être retiré précipitamment du service en septembre. Ce qui a obligé la compagnie à annuler des vols et à reconstruire un programme en urgence. Hugues Marchessaux estime, au final, avoir pu disposer de 1,75 avion en moyenne sur l’année.
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« C’est un risque majeur pour la compagnie. Air Austral s’est construite à l’origine sur un réseau moyen-courrier, puis est venue par la suite au long-courrier. Pour nous, il est absolument indispensable que les deux réseaux fonctionnent du mieux possible sachant qu’en plus ils sont interconnectés », explique le patron de la compagnie réunionnaise.
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