• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Idées & Débats

OPINION. «Retour sur le blackout de la péninsule ibérique le 28 avril 2025 »

latribune.fr

Publié le 09 avril 2026 à 05:10

Des lignes électriques en Espagne

Des lignes électriques en Espagne

Getty Images via AFP - 2015 Getty Images - DAVID RAMOS

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 2

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 3

    Le principal syndicat des contrôleurs aériens conteste les critiques de la Cour des comptes

  • 4

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 5

    Un été en Grèce : optez pour le Péloponnèse plutôt que les Cyclades

  • 6

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Quelles leçons pour la sécurité électrique européenne du « Blackout » en Espagne/Portugal en 2025?

Par Claude Crampes, TSE, Université Toulouse Capitole et Mathias Laffont, Union Française de l’Electricité

Les pays qui se veulent vertueux sur le plan environnemental se tournent de plus en plus vers l’électricité (verte) comme moyen de satisfaire la plupart des besoins en énergie. Ce n’est pas sans risque puisque, en étant tous connectés à un réseau commun, chacun de nous peut être affecté par des incidents ou des fausses manœuvres en divers points du réseau. Garantir la fiabilité du système électrique est donc une nécessité dans les économies modernes. En quoi les leçons tirées de la grande panne  survenue en Espagne et au Portugal le 28 avril 2025 nous permettent-elles d’améliorer la sécurité de nos systèmes électriques ? 

Les faits et leur(s) interprétation(s)

Depuis le blackout du 28 avril 2025, les experts du réseau pour la coopération des opérateurs des systèmes de transmission de 36 pays européens (ENTSO-E) ont collecté auprès des producteurs, transporteurs, distributeurs et gestionnaires des systèmes électriques concernés toutes les informations susceptibles d’expliquer l’enchainement des évènements qui ont provoqué cette panne gigantesque. 

Le premier rapport, paru le 3 octobre 2025, est purement descriptif. Son but est de « fournir un compte rendu technique et objectif de l'incident, basé sur des preuves factuelles » et non « d'attribuer la responsabilité à une partie quelconque ». Il présente l’intérêt de rappeler que, compte tenu de la vitesse de déplacement de l’énergie électrique, les incidents en un point du réseau entraînent des conséquences quasi instantanées pour tous les producteurs et consommateurs connectés dans la zone concernée et, avec un délai court, pour ceux des zones interconnectées.

Les gestionnaires de réseau disposent bien sûr d’équipements et de procédures pour réduire les effets négatifs de ces incidents, les plus simples consistant à diminuer les livraisons à certains demandeurs et/ou à accroitre l’injection d’énergie par des centrales déjà actives. Mais ces adaptations marginales peuvent se révéler insuffisantes et, pour limiter la propagation des défaillances, il peut être nécessaire de déconnecter certains sous-réseaux et/ou les liaisons internationales. Ainsi, l’Espagne et le Portugal ont été déconnectés du reste de l’Europe.

Pour autant, on se doute que si le blackout du 28 avril 2025 a eu l’ampleur observée dans la Péninsule ibérique, c’est que les solutions évoquées ci-dessus n’ont pas été apportées dans les délais voulus, voire qu’elles se sont révélées inadaptées au problème posé. De fait, dans son rapport final du 20 mars 2026 l’ENTSO-E met en avant « une combinaison de nombreux facteurs interdépendants, notamment les oscillations, les lacunes dans la gestion de la tension et de l’énergie réactive, les différences dans les pratiques de régulation de la tension, les baisses rapides de puissance et la déconnexion de générateurs en Espagne, ainsi que les capacités de stabilisation inégales ». 

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Pour faire simple, personne n’est pleinement responsable et tout le monde l’est un peu. Les défaillances techniques constatées (oscillations, fluctuations de la tension, mauvaise gestion de l’énergie réactive, déconnexions automatiques inopportunes) n’ont pas pu être corrigées par la mise en œuvre des protocoles prévus à cet effet. On peut donc s’interroger sur leur pleine efficacité.

Principes économiques et contraintes électriques 

Les rédacteurs de ce billet ne sont pas des ingénieurs. Au-delà de toutes les explications techniques qui jalonnent les 472 pages du rapport, leur attention a plutôt été attirée par une remarque figurant dans le communiqué du 20 mars demandant à ce que les aménagements apportés au système électrique ibérique soient réalisés « en veillant à ce que les mécanismes de marché, les cadres réglementaires et les politiques énergétiques restent adaptés aux limites physiques du système ». Ce rappel de la tyrannie des lois de la physique n’est pas anodin dans un monde où les promesses et attaques politiques concernant les énergies font la une des médias et sont relayées sur les réseaux sociaux.

L’organisation actuelle du système électrique européen est un compromis entre centralisation et économie de marché. Pour en comprendre le mécanisme, il faut rappeler que l’énergie électrique, à ce jour, n’est stockable qu’à très petite échelle par rapport aux besoins des économies modernes (et après transformation provisoire en une autre forme d’énergie, par exemple chimique, thermique ou potentielle dans des stations de transfert d’énergie par pompage ), de sorte qu’il faut assurer en permanence l’égalité entre quantités injectées et quantités soutirées. A la suite du mouvement général en faveur de l’introduction de mécanismes concurrentiels dans toutes les industries de réseau à la fin du siècle passé, on sépara les activités de marché (production et vente) des activités de réseau dont les caractéristiques de monopole naturel s’accommodent mal d’une multiplicité d’acteurs. 

Pour la partie concurrence dans la production d’électricité, on s’en est tenu au principe de la « plaque de cuivre » : un marché unique sur lequel tous les producteurs et acheteurs en gros soumettent des enchères, sur un pied d’égalité, quel que soit leur lieu d’injection ou de soutirage. A partir de ces soumissions, dans la limite des interconnexions entre les différents pays, le logiciel du marché calcule le prix d’équilibre et les quantités que chaque enchérisseur devra injecter ou soutirer. Mais il reste à vérifier que le réseau peut supporter les flux d’énergie qui découlent de ce brouillon de dispatching. C’est la tâche du gestionnaire du système, le plus souvent le gestionnaire du réseau de transport. Si les flux sont incompatibles avec les caractéristiques techniques des lignes et transformateurs, le gestionnaire du réseau organise un « redispatching », augmentant ou diminuant les injections ou prélèvements en tel ou tel nœud du réseau, ce qui induira des transferts monétaires entre agents rejetés et agents appelés (sur les coûts du redispatching en Espagne). 

Cette séparation présente des « avantages citoyens » puisque tout le monde est initialement placé sur un pied d’égalité et qu’on entretient ainsi le mythe du grand marché unique. Mais elle a des inconvénients. La séquentialité complique les opérations en temps réel et elle déresponsabilise les acheteurs et les vendeurs. Avec cette organisation, on oublie que le prix d’un bien dépend non seulement de ses caractéristiques, de sa date de disponibilité et de l’état de la nature dans lequel il est disponible, mais aussi du lieu où il est disponible, donc de la congestion des lignes. D’autres modèles d’organisation existent. Par exemple, dans le nord-est des USA, le système électrique Pennsylvania-New Jersey-Maryland (PJM) calcule et publie toutes les cinq minutes des prix nodaux, c’est-à-dire les prix qui prévalent en plusieurs centaines de nœuds du réseau. Cette information permet aux producteurs et consommateurs d’apprécier les indicateurs locaux de rareté de l’électricité, mais alimente aussi les choix des candidats à la connexion quant au meilleur site d’implantation et les projets des investisseurs en infrastructure pour déterminer les nœuds à connecter en priorité. 

Sans aller jusqu’à suggérer le recours aux prix nodaux, en appliquant les recommandations pour la péninsule ibérique contenues dans le chapitre 9 du rapport ENTSO-E, on peut raisonnablement espérer réduire les risques d’une grande panne. Mais, compte tenu de la complexité des systèmes électriques, on ne les fera pas totalement disparaitre. Mark Twain écrivait « La catastrophe qui finit par arriver n'est jamais celle à laquelle on s'est préparé. » Dans sa version moderne, cette proposition s’énonce « Tout ce qui est susceptible d'aller mal ira mal » (loi de Murphy). C’est avec cette logique que les dispositifs de crise doivent être pensés. Il sera donc prudent de garder en réserve quelques billets et pièces de monnaie pour les périodes où les systèmes de paiement seront en panne, des bougies et des allumettes pour les heures où l’éclairage électrique fera défaut, et de rester suffisamment en forme pour marcher et monter les escaliers pendant les épisodes où la signalisation routière et les ascenseurs ne seront plus alimentés.  

latribune.fr

Sur le même sujet

Riyad-Dubaï

OPINION. Guerre au Moyen-Orient : « Riyad-Dubaï - “Transaction failed” » (Michel Santi)

L’argent quitte un compte à Riyad. Il n’arrive jamais à Dubaï. Une semaine passe, puis le virement revient à l’expéditeur, sans motif intelligible. À l’écran, deux mots : « transaction failed ».

Idées & Débats
Emmanuel Macron à l'Ile Longue

OPINION. La LPM actualisée ou comment j’ai épaissi le rideau de fumée

Pour le groupe MARS, la loi de programmation militaire n'est qu'une étape pour augmenter le budget des armées : sans budget, pas d'argent. Quand les crédits arrivent, il faudra régler la facture de la protection de nos alliés du golfe arabo-persique et cotiser de nouveau à la Facilité européenne de paix pour rembourser les cessions accordées aux forces ukrainiennes. Soit jusqu’à 3 milliards sur le budget des armées 2026.

Idées & Débats
Ulysse Alarcos

OPINION. « L’IA reconstruit le BTP »

Le BTP a longtemps été protégé de la révolution numérique. Cette impression était trompeuse.

Idées & Débats
Olivier Mariscal

OPINION «  Le mythe du "bon moment" pour investir »

Lorsque les marchés boursiers atteignent des sommets, une même question revient toujours : est-ce vraiment le bon moment pour investir ?

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats