OPINION. « Face aux défis de notre temps, l'heure de la responsabilité »
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Olga Givernet
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Par Olga Givernet, députée de l’Ain et ex-ministre (*)
Après de longues semaines de débats au Parlement sur le budget 2026, celui-ci doit être adopté grâce au recours à l’article 49.3 de la Constitution. Ce choix, bien qu’il ne réjouisse personne, révèle une vérité inquiétante : notre Assemblée nationale peine à se rassembler pour placer les intérêts des Français au-dessus des calculs politiciens.
Les temps que nous traversons sont exigeants, tant sur le plan intérieur qu’international. La guerre est revenue aux portes de l’Europe, et certaines menaces remettent en cause notre rôle et notre influence dans le monde. Renforcer notre capacité à décider, à agir et à défendre notre souveraineté n’est pas un choix politique : c’est une obligation.
Le budget n’est pas un simple texte ou un chiffre. C’est notre capacité à agir pour la France, pour l’emploi, pour la transition écologique, pour notre sécurité et pour notre indépendance. Pourtant, au lieu de construire, certains choisissent l’obstruction et le chaos. L’extrême gauche et l’extrême droite préfèrent détruire plutôt que participer à des compromis responsables, sacrifiant l’avenir des Français au nom de leurs intérêts partisans.
Aujourd’hui, il est essentiel de dépasser ces divisions et de montrer que l’Assemblée nationale peut se rassembler. L’union est indispensable pour que la France reste libre et souveraine, pour qu’elle ne tombe pas en vassalisation, pour qu’elle puisse garantir ses objectifs économiques et environnementaux, et pour qu’elle conserve sa force et son influence en Europe, que ce soit pour l’action du président de la République ou pour les dirigeants qui lui succéderont. C’est ainsi que la France restera la France.
La souveraineté nationale ne se décrète pas. Elle se construit et se défend. Elle repose sur notre force collective, sur une France capable de se défendre, d’agir pour sa transition écologique et énergétique, et de développer une économie productive qui crée des emplois sur son territoire. Une France qui conserve sa place en Europe et son rôle de moteur sur la scène internationale.
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C’est pour cela que, même en cas de désaccords, il est de notre devoir de soutenir l’action du président de la République à l’international. Face aux menaces, la voix de la France doit rester forte et unie. Nous ne pouvons pas permettre que des querelles partisanes affaiblissent notre pays et compromettent nos choix stratégiques.
Au-delà du budget, c’est une question de méthode et de responsabilité qui se pose : voulons-nous une démocratie de compromis, capable d’affronter les défis, ou une démocratie d’obstruction et d’impuissance ? Les Français n’attendent pas que leurs responsables se déchirent. Ils attendent que nous soyons capables de nous rassembler, de décider et de protéger notre pays.
L’union n’est pas un abandon de conviction. C’est la condition pour que la France reste la France. Pour qu’elle soit souveraine, forte, capable de défendre ses intérêts, d’agir pour sa transition écologique et économique, et de maintenir sa place et son influence en Europe. Face aux défis de notre temps, c’est ensemble que nous devons nous tenir debout.
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(*) Olga Givernet a été nommée ministre déléguée chargée de l'Énergie en septembre 2024 dans le gouvernement de Michel Barnier. Élue députée de la troisième circonscription de l'Ain en 2017, elle a été réélue en 2022 et 2024. Elle a également exercé des responsabilités locales, d'abord en tant que conseillère municipale à Saint-Genis-Pouilly dès 2014, puis conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2015. Elle s'est particulièrement engagée sur les enjeux de sobriété énergétique et de transformation du secteur de l'énergie pour faire de la France une grande nation énergétique. Olga Givernet a travaillé plus de dix ans dans le secteur privé en tant qu'ingénieure dans l'aéronautique. Elle est diplômée Ingénieure de Polytech Sorbonne et détient un Executive Master en Technologie, Innovation et Management de l'École Polytechnique.
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