Il y a neuf ans, depuis sa chambre à Limours, elle lance sa chaîne YouTube consacrée au sport et à la nutrition sans imaginer que cette parole intime changerait d’échelle. Justine Becattini a alors 22 ans et sort de deux années d’anorexie. Les réseaux sociaux deviennent d’abord un refuge, puis un espace de reconstruction, avant de se transformer en tremplin.
Petite-fille d’ouvriers, issue d’une famille d’immigrés italiens et espagnols, la licenciée en biochimie se réinvente sous le nom de Juju Fitcats : Juju pour Justine, Fit pour le sport, Cats en clin d’œil affectueux à sa communauté, ses « p’tits chats ». Aujourd’hui, la trentenaire installée au Pays basque est l’une des créatrices de contenus les plus influentes de sa génération.
L’ancienne cavalière de haut niveau a transformé sa fragilité en force, son quotidien en média, sa passion en entreprise. Loin des filtres excessifs et des corps sous bistouri, une girl next door devenue modèle malgré elle, sans jamais se couper du réel. À ses côtés, son mari Tibo InShape, premier YouTubeur de France aux plus de 30 millions d’abonnés, avec qui elle partage bien plus qu’une notoriété. Et chaque vendredi, sur le parquet de Danse avec les stars, elle écrit avec son corps ce qu’elle ne dit pas avec des mots.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Expliquez-nous votre métier, façon « les créateurs de contenus pour les nuls » …
JUJU FITCATS – Je crée du contenu gratuit sur Instagram, YouTube et TikTok autour du sport et de la nutrition, avec l’envie de vulgariser ces sujets accessibles et surtout de donner envie aux gens de bouger.