ENTRETIEN – Coauteur d’un Dictionnaire amoureux de la pâtisserie paru chez Plon à l’automne dernier, le plus parisien des chefs alsaciens signe pour la Saint-Valentin une collection de desserts, chocolats et macarons habillés par les illustrations de Julie Serre. De l’est au sud, il a accepté d’inventorier ses quelque 2 000 bouteilles…LA TRIBUNE DIMANCHE – Chez vous, quelle place occupe la cave ?
Elle se situe au sous-sol de mon domicile parisien et je la partage avec un ami. Comme je ne suis pas un collectionneur, il sait que s’il a envie d’une bouteille il peut se servir. Mes vins y sont classés par région, sur des racks en métal ou dans des caisses en bois. Parfois même encore dans des cartons ! Mais je sais exactement comment les retrouver. Je les descends au fur et à mesure de mes achats ; j’en possède, à ce jour, un peu plus de 2 000.
Quel est son taux de remplissage ?
L’Alsace y est bien représentée, car j’en ai une solide connaissance. On y trouve entre autres les vins de la famille Faller ou du Domaine Albert Mann, dont j’ai récemment découvert la cuvée en syrah. J’aime les secs, les vendanges tardives, les rouges…
Plus globalement, les vins que je stocke sont forcément ceux de viticulteurs que je connais : des corses, qui n’ont jamais été aussi bons [Clos Canarelli, Antoine Arena, Domaine Abbatucci, Clos Venturi…], des champagnes de Jacques Selosse, du Clos Rougeard en Loire, La Grange des Pères en rouge et blanc… Il est très important pour moi de pouvoir parler de chaque bouteille que je sers à la maison. C’est un principe auquel je reste fidèle, de la même façon que je ne bois jamais de vin avec le dessert… mais toujours après !
Un tire-bouchon à la main, à quoi pensez-vous ?
Il existe à mon sens un point commun entre le vin et le gâteau : le partage. J’ai beaucoup appris des vignerons et des cours de dégustation à l’Académie des vins. J’ai notamment pu mettre des mots sur certaines émotions gustatives, et parfois même plus encore.