Découvrez Chamonix, la ville qui vit à hauteur du mont Blanc

Même si l’illustre montagne n’appartient pas à Chamonix (mais à Saint-Gervais), son association avec cette ville de montagne est immédiate.
LTD/SA/OT Chamonix-Mont-Blanc

Même si l’illustre montagne n’appartient pas à Chamonix (mais à Saint-Gervais), son association avec cette ville de montagne est immédiate.
LTD/SA/OT Chamonix-Mont-Blanc
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À la gare routière de Chamonix, lorsque les portes du bus venant de Genève s’ouvrent sur la montagne, on se rend alors compte devant les visages incrédules que le mont Blanc frappe déjà fort. Même si l’illustre montagne n’appartient pas à Chamonix (mais à Saint-Gervais), son association avec cette ville de montagne est immédiate. Sans doute parce que Chamonix possède cela dans le sang. Elle l’incarne, la vit, la challenge constamment.
C’est dans ce rapport étroit, vital, énergique qu’il faut lire cette cité réveillée dès l’aurore, emplissant les bennes de remontée avec cet air si particulier, celui du froid métallique, qui vaut bien trois litres de café. Précisément, le nez est ici réinventé. Enfin, il découvre un champ de pureté, d’oxygène, de vivacité qui donne ces visages galvanisés, rieurs et frondeurs.
La station parfois croule sous les embrassades comme avec le surpeuplé Ultra-Trail, l’été venu. Elle souffre quotidiennement de l’inexorable changement climatique vécu ici comme une douleur intime témoignant de cet attachement magnifique à la montagne. Tout ici participe à cette communion, des fondues au petit train du Montenvers. Même l’autobus lorsqu’il active le soufflet de ses portes participe à cette fusion alpine.

Certes en deuxième saison, mais le renouveau du salon de thé Rose du Pont par Lydie et Laurent Mougenot est une réussite (notamment au premier étage), décor art nouveau soigné, fresques en mosaïques, moulures, vue irrésistible (rose-du-pont.com). Également Les Curiosités de Francis, en hommage à Francis Berille, peintre animalier dont les œuvres s’affichent ici sur du linge de maison, de l’art wear, des accessoires…
☝️ Nouveau chef à la brasserie du Rond-Point, Dimitri Dewailly, et sa cuisine classique plus qu’honnête. Tél. : 04 50 58 14 85.
Dans l’église Saint-Michel en entrant tout de suite à droite, un rare vitrail (1925) évoquant les sports d’hiver.
Dormir au refuge du Montenvers dans la grande chambre Alexandre Dumas et s’endormir après un splash de l’eau de Cologne 4811, l’Eau des Glaciers, réalisée par la Parfumerie du Mont-Blanc, avec des notes de pin et de gingembre. 30-36, rue des Moulins. Retour à la station par le délicieux petit train.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

☝️ Inoubliable : le lever du soleil sur les aiguilles depuis le refuge de Loriaz.
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Au restaurant La Fine Bouche, place du Poilu, tenu par un ancien guide et son épouse, Fred et Rachel Devouassoux. Places limitées : 24 seulement (la-fine-bouche-chamonix.eatbu.com). La Calèche, plus touristique mais plus que convenable.
☝️ Rue du Docteur-Paccard (restaurant-caleche.com).
Autant aller directement vers les deux « bonnes » maison locales : Sanglard (1924), place du Mont-Blanc, et Snell Sport (1934), rue du Docteur-Paccard.
☝️ Tendance actuelle : les pulls Dale of Norway.

Au QuartzBar, route du Bouchet, ou au Hameau Albert Ier, route du Bouchet également, voire à l’Hôtel Pointe Isabelle avec son corridor consacré à Isabella Straton, mémorable alpiniste féministe qui la première gravit le mont Blanc en hiver, en 1876.
L’été qui approche et son Ultra-Trail du Mont Blanc devenu surfréquenté…
Messe de minuit à l’église Saint-Michel, sinon l’interchangeable et dispensable marché de Noël.
Appeler les touristes les « monchus ». Point de dimension péjorative ici, cela veut juste dire « monsieur » en patois…

La librairie Guérin, qui édite des livres épatants à la couverture rouge pull de moniteur.
☝️ Éditions Paulsen-Guérin, 30, avenue du Mont-Blanc.

L’offre hôtelière se bonifie chaque année (Écrin Blanc, Les Aiglons, Lyret, La Folie Douce…), avec toujours l’hôtel Mont-Blanc, institution sereine qui compte l’une des meilleures tables de la station, Le Matafan, et le Relais & Châteaux, Hameau Albert Ier, depuis cinq générations.
☝️ Renseignements complets chamonix.com.
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L’auteur-compositeur-chroniqueur (et enchanteur) vit avec sa famille à Chamonix depuis une quinzaine d’années. Il voue un amour immense pour son mélange de touches british, cette « petite ville ancrée dans le sol avec la montagne la plus technique du monde ». Chaque été, il organise un festival très apprécié, le Cosmojazz, qui fêtera cette année sa 16e édition…
Votre histoire avec Chamonix ?
Depuis l’âge de 5 ans, venu depuis la Croix-Rousse, à Lyon, je ne faisais que remonter les moraines des massifs alpins, un peu comme le saumon des rivières. À l’âge de 13 ans, je faisais à pied le tour du Mont-Blanc avec mon père. J’y vis la moitié de l’année.
Où vous trouver ?
Ce n’est pas compliqué : à l’épicerie du Refuge Payot, rue Joseph-Vallot, j’ai l’impression d’être comme dans un magasin de jouets. Sinon, immanquablement le marché du samedi matin, où je prends soin de réserver mon poulet rôti. C’est mon rituel.
Le délicieux défaut de la ville ?
Il faut être chamoniard depuis quatre générations, sinon vous ne comptez pas… Parisien n’en parlons pas, Lyonnais pas moins et, encore pire, les communes voisines : Vallorcine , Argentière… Les Chamoniards sont tellement amoureux de leur ville qu’ils ont la passion farouche !
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