Fashion Week : les plus belles collections automne-hiver 2026-2027

Pauline Dujancourt, défilé “Walking on Eggshells”, Automne-Hiver 2026-27
LTD/ DR

Pauline Dujancourt, défilé “Walking on Eggshells”, Automne-Hiver 2026-27
LTD/ DR
Une fois n’est pas couture, la fashion week vient à nouveau agiter les différentes capitales de la mode. Du 2 au 10 mars, Paris clôturera l’événement avec pas moins de 68 défilés et 31 présentations inscrits au calendrier officiel. Parmi eux est attendue la toute première collection d’Antonin Tron, qui succède chez Balmain à Olivier Rousteing, lequel a passé quatorze ans à la tête de la maison parisienne. C’est aussi le second tour de Pierpaolo Piccioli chez Balenciaga et du créateur portugais Miguel Castro Freitas chez Mugler, deux prises de poste récentes qui promettent des tournants créatifs.

Cette saison signe aussi le retour d’Off-White dans la capitale française, ainsi que le dernier show de Pieter Mulier chez Alaïa, qui en cinq ans de bons et loyaux services a su redéfinir les codes de la maison parisienne au riche patrimoine. Mais, en attendant ce dernier tour de piste, les fashion weeks New York, Londres et Milan ont introduit les silhouettes de l’automne-hiver prochain et dessiné une saison placée sous le signe de la féminité et de l’élégance, avec pour chacune une aura propre aux codes de la ville d’accueil.
Si vous n’êtes pas encore atteint du « syndrome Carolyn Bessette-Kennedy » diffusé par la série Love Story adaptée de la vie de cette icône de la mode (Disney+), la fashion week new-yorkaise pourrait bien vous faire basculer. Que ce soit dans les jupes crayon vues un peu partout, notamment chez Tory Burch et Carolina Herrera ou dans les costumes aux inspirations Wall Street de Calvin Klein, l’aura de la working girl made in New York plane sur les collections présentées outre-Atlantique.
Le soir, elle enfile sur sa robe à volants un manteau ample aux dimensions hollywoodiennes comme chez Altuzarra où les drapés caressent le bitume. L’autre fil conducteur qui tisse l’image de la vamp new-yorkaise est l’association du rouge et du noir – déclinée sur du satin chez Tory Burch, sur du brocart et de la fausse fourrure chez Michael Kors, ou encore sur un cardigan porté sur les épaules et des escarpins à nœuds chez Carolina Herrera –, qui lui confère une allure définitivement chic. Les reines de l’Upper East Side n’ont pas dit leur dernier mot.

Entre héritage et vision punk, la capitale britannique conserve sa réputation historico-rebelle. Alors que la promotion de Margot Robbie pour Hurlevent a remis au goût du jour le romantic core – comprenez des robes d’inspiration romantico-gothiques signées Alexander McQueen ou Vivienne Westwood, deux garants de la mode britannique. Sur les podiums, Erdem a fêté ses vingt ans en grande pompe avec des cols victoriens, des patchworks de brocards, des corsets, des nœuds en satin et une collaboration avec Barbour, les toiles enduites emblématiques de la famille royale.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Des attributs qu’on retrouve également chez Simone Rocha, qui a ajouté à ses fameuses robes en dentelles brodées de fleurs la culture du football des pubs anglais, ses vestes sportswear, ses bombers et ses peaux retournées. La jeune marque qui porte le nom de sa créatrice Pauline Dujancourt a quant à elle rendu hommage aux sorcières de l’essai de Mona Chollet en alliant le travail du crochet à la dentelle délicatement déclinée sur des silhouettes tout en volumes et jupons.

À Milan, c’est tenue de soirée exigée, et c’est Fendi qui ouvre le bal avec la première collection de Maria Grazia Chiuri. Un tailoring impeccable, des nuisettes du soir, de la dentelle et des cols de chemise en guise de collier et l’iconique sac baguette paré de strass ou de fausse fourrure multicolore, l’équilibre entre élégance et extravagance est maîtrisé. Chez Jil Sander où officie Simone Bellotti, les lignes sont épurées, mais ce minimalisme se décale subtilement comme les fermetures des jupes, des manteaux ou des robes bouffantes asymétriques.
Le constat se poursuit chez Prada, où le layering est de mise (seulement 15 modèles ont défilé pour 60 silhouettes ajustées au cours du défilé), et jusque chez Marni dont Meryll Rogge vient de prendre les commandes pour offrir une leçon de classe et une explosion de joie.