Fashion week : les géants du secteur en quête de rebond
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Chanel a réalisé des investissements records en 2024, notamment à Paris et à New York.
LTD / AFP - AFP - CHARLY TRIBALLEAU
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Chanel a réalisé des investissements records en 2024, notamment à Paris et à New York.
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Parmi les cinq plus grands groupes du luxe mondial, quatre sont français : LVMH (fondé en 1987), Chanel (1910), Hermès (1837) et Kering (1962). Le cinquième, Richemont (1988), est suisse, mais fondé par le Sud-Africain Johann Rupert.
LVMH trône en tête du classement, avec une capitalisation boursière de 257,9 milliards d’euros, suivis par Hermès (218,4), Richemont (85,8) et Kering (33,9). Chanel, propriété des frères Alain et Gérard Wertheimer, est l’un des rares du secteur à ne pas être cotés en Bourse, mais a réalisé un chiffre d’affaires de 17,9 milliards d’euros en 2024 (-4,3 % par rapport à 2023).
Tous ont procédé ces derniers mois à des changements d’équipe créative au sein de leurs portefeuilles de marques. Certains ont même choisi de nouveaux patrons. Objectif ? Résister au ralentissement et renouer avec la croissance.
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Le numéro un mondial du secteur a dès ses débuts choisi un modèle diversifié où cohabitent des activités cycliques avec d’autres plus intemporelles, de façon à mieux résister aux aléas conjoncturels : vins et spiritueux, maroquinerie, mode, beauté, distribution, joaillerie… Parmi ses nombreux atouts, la présence de la « marque d’élite » du secteur, selon les analystes financiers : Louis Vuitton. Le maroquinier d’origine est présent de longue date dans la mode, l’horlogerie, les parfums ou les bijoux. Mais sa grande innovation en 2025 est son incursion dans le maquillage, sous la direction de Pat McGrath, avec le lancement d’une ligne dévoilée en août (cinquante-cinq nuances de rouges à lèvres, dix baumes et huit palettes d’ombres à paupières).