Guerre en Ukraine : L’ombre de Vladimir Poutine plane sur Miami
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Vladimir Poutine lors de son point-presse annuel à Moscou le 19 décembre.
LTD/REUTERS/Alexander Kazakov/Sputnik
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Vladimir Poutine lors de son point-presse annuel à Moscou le 19 décembre.
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Sous le soleil de Miami, les négociateurs sont prévenus. Sans faire la moindre allusion à ce nouveau round de discussions sur l’Ukraine, Vladimir Poutine a clairement délimité leur marge de manœuvre. « La balle est dans le camp des dirigeants du régime de Kiev et de leurs principaux soutiens européens », a déclaré le président russe lors de sa traditionnelle conférence de presse annuelle, qui, cette fois, aura duré quatre heures et trente-sept minutes.
« Nous sommes, quant à nous, prêts à des négociations », a-t-il ajouté devant une carte géante de la Russie incluant la Crimée et les territoires annexés de l’est de l’Ukraine. À l’écouter, Moscou serait même prêt à une trêve pour permettre la tenue d’élections en Ukraine. À toutes fins utiles, le maître du Kremlin précise que les Ukrainiens vivant en Russie – 5 à 10 millions selon lui – devraient pouvoir participer au scrutin censé permettre l’élection d’un successeur au président ukrainien Volodymyr Zelensky, récemment qualifié de « pion » qui « ne vaut rien » par Sergueï Karaganov, l’un des proches du président russe.
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Vladimir Poutine se dit donc prêt à la paix. Sauf que son discours n’a pas changé d’un iota. Sans surprise, il oppose toujours les « efforts conséquents du président Trump » aux « élites européennes bellicistes ». Surtout, il maintient ses positions maximalistes sur la cession de territoires contrôlés par l’Ukraine dans le Donbass et le rejet de garanties de sécurité réelles pour l’Ukraine.