La chronique de François Clemenceau. L’UE mal à droite
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La chronique de François Clemenceau évoque le cas de l'extrême droite en Europe.
LTD/Fabien Clairefond
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La chronique de François Clemenceau évoque le cas de l'extrême droite en Europe.
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Une « faillite morale absolue » comme le clament les écologistes ? Ou du « pur pragmatisme sans états d’âme » pour sauver l’industrie européenne face aux États-Unis et à la Chine, selon les éléments de langage de la droite allemande ? Ce n’est pas la première fois depuis les élections européennes de 2024 que le patron du Parti populaire européen (PPE) au Parlement, l’Allemand Manfred Weber, fait voter son groupe avec une ou plusieurs factions de l’extrême droite. Ou tente de faire adopter des textes ou des amendements avec leur soutien. Mais jeudi une ligne a été franchie. Pas forcément rouge, mais au moins orange.
Les eurodéputés devaient se prononcer sur le premier volet de ce qu’on appelle le paquet « omnibus », un ensemble de textes visant à simplifier – pour ne pas dire assouplir ou rendre moins contraignantes – les obligations pour les entreprises européennes de déclarer et respecter leurs engagements en matière de durabilité environnementale, conformément aux grandes lignes du Pacte vert de l’Union européenne.
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Au départ, le PPE a tenté de négocier avec ses partenaires « naturels » que sont les centristes et les sociaux-démocrates, avec qui il forme le plus souvent une majorité de consensus fidèle aux idéaux de la construction européenne. « On était allés beaucoup trop loin dans les objectifs du Pacte vert sans réfléchir aux conséquences en matière de destruction d’emplois dans l’industrie européenne, singulièrement chez les constructeurs automobiles allemands, plaide Jean-Dominique Giuliani, président du cercle de la Fondation Robert-Schuman. D’ailleurs, c’était bien un point sur lequel Emmanuel Macron et son homologue Friedrich Merz étaient d’accord. »
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