Sanctions sur le pétrole russe : la Hongrie obtient un passe-droit de Trump
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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est proche de Donald Trump.
REUTERS - Claudia Greco
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Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est proche de Donald Trump.
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Donald Trump a accepté d’accorder à la Hongrie une dérogation aux sanctions américaines liées au pétrole russe, lors d’une rencontre vendredi avec le Premier ministre Viktor Orban, dont il a loué de manière appuyée la politique anti-immigration.
Pourtant, Le mois dernier, les États-Unis ont imposé des sanctions aux deux plus grands producteurs de pétrole russes – Rosneft et Lukoil – face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine. Et ils ont réclamé aux pays comme la Hongrie de se « sevrer » des sources d’énergie russes. Mais ce pays d’Europe centrale dépend fortement du pétrole russe... ce qu'il a fait valoir auprès de Washington.
La dérogation accordée sera valable un an, a précisé un responsable de la Maison Blanche à l’AFP sous couvert d’anonymat, ajoutant que Budapest s’était engagée en contrepartie à acheter pour environ 600 millions de dollars de gaz naturel liquéfié américain.
Le président américain avait dit « étudier » cette option, « parce qu’il est très difficile pour (Viktor Orban) d’obtenir le pétrole et le gaz d’autres régions. Comme vous le savez, il ne bénéficie pas d’un accès à la mer ».
Rare dirigeant européen proche à la fois du président américain et du président russe, Viktor Orban n’a pas cherché à diversifier massivement ses importations depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
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Le dirigeant hongrois avait rendu visite trois fois l’année dernière à Donald Trump, à chaque fois dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride, dont deux fois avant la réélection du milliardaire. Et les deux hommes ont à nouveau exposé leurs affinités idéologiques vendredi. Viktor Orban a appelé à lancer un « âge d’or » pour la relation entre les États-Unis et la Hongrie, reprenant l’une des expressions préférées de Donald Trump.
Donald Trump a exhorté l’Union européenne à « respecter » la Hongrie et son Premier ministre, qui s’est plaint des sanctions financières imposées par l’UE sur Budapest pour ses politiques migratoires : « Il a eu raison sur l’immigration », a insisté le républicain, jugeant que les Européens pourraient « s’inspirer » de son invité.
Hostile à l’immigration et aux droits des personnes LGBT+, Viktor Orban affronte régulièrement les instances européennes sur des questions de respect de l’État de droit notamment. « Nous sommes le seul gouvernement en Europe qui se considère comme un gouvernement chrétien moderne. Tous les autres sont progressistes, gauchistes », selon lui. Or, le président américain a lui-même mis en place une brutale politique anti-immigration depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.
Le Premier ministre hongrois a aussi critiqué la politique de l’UE face à la guerre en Ukraine, assurant que « les seuls gouvernements favorables à la paix étaient les Etats-Unis et la petite Hongrie. » Viktor Orban a refusé d’envoyer une aide militaire à l’Ukraine et il s’est opposé, à l’Otan et à l’Union européenne, à une action plus ferme contre la Russie après son invasion militaire de l’Ukraine.
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L’administration américaine s’est par ailleurs engagée à fermer un média en langue hongroise financé par les États-Unis afin de soutenir le Premier ministre nationaliste. Donald Trump « a déjà prouvé qu’il était prêt à aider ses alliés idéologiques », en particulier à l’approche d’élections, rappelle à l’AFP Daniel Hegedus, expert de l’Europe centrale et orientale auprès du German Marshall Fund. Washington a par exemple volé au secours financièrement du président argentin Javier Milei, un autre ardent partisan de Donald Trump.
(Avec AFP)
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