Treize mois après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump prononce ce mardi son deuxième discours sur l’état de l’Union. À quelques mois des élections de mi-mandat, décryptage d'une stratégie de promotion perpétuelle de son action où la provocation sert de moteur politique.Les informations à retenir
Trump dans l'arène
Économie : Malgré un narratif de « boom économique », le ralentissement de l'emploi et le coût de la vie fragilisent le bilan présidentiel.
Institutions : Un choc frontal est attendu avec la Cour suprême après l'invalidation de ses tarifs douaniers "sécurité nationale".
Géopolitique : Entre menaces sur l'Iran et ambition sur le Groenland, Trump cultive l'image d'un pacificateur musclé mais imprévisible.
Vers 21 heures, heure de Washington, (3h, heure de Paris, mercredi) Donald Trump se présentera sous la coupole du Capitole, face au Congrès, pour prononcer le deuxième discours sur l'état de l'Union de son second mandat. Un an seulement s’est écoulé depuis son retour tonitruant à la Maison-Blanche. Il en reste trois avant la fin de son mandat. Pour lui, il ne s'agit plus de dresser un simple bilan, mais de lancer une campagne permanente et acharnée en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre prochain, un scrutin couperet qui déterminera si le président conserve sa majorité parlementaire.
La Maison-Blanche a d’ailleurs baptisé cette allocution « America at 250: Strong, Prosperous and Respected » (L'Amérique à 250 ans : forte, prospère et respectée), un slogan calibré pour tenter de ressouder une opinion fracturée.
Le décor de cette grand-messe politique est planté sur les ruines d'une année de chambardements institutionnels, économiques et diplomatiques sans précédent.
Le mirage du « boom économique » face à l'inflation
L'économie constituera assurément la colonne vertébrale, et le point de friction majeur, de cette longue allocution. Le président entend proclamer la victoire définitive sur l'inflation et célébrer un prétendu « boom économique ». La rhétorique présidentielle mettra en exergue les marchés boursiers florissants et les promesses de relocalisation industrielle, fruits d'une politique de dérégulation féroce. Il lui faudra pourtant résoudre une équation délicate : chanter les louanges de son bilan tout en reconnaissant, au moins en creux, le malaise persistant d’un électorat obsédé par la hausse des prix