• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheDimanche Éco

« J’aime vraiment ce que je fais, c’est exaltant »: quand la reconversion s'avère être un pari gagnant

Photo de La Tribune Dimanche - Rédaction

Émilie Lopes

Publié le 24 avril 2026 à 07:00

Yoann Courant, ébéniste et Isabelle Maisonneuve, Aide soignante

Yoann Courant, ébéniste et Isabelle Maisonneuve, Aide soignante

LTD/DR

La Tribune Dimanche

N142 ● 21 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 3

    Une nouvelle génération de généraux

  • 4

    Radars : deux pays d'Afrique de l'Ouest s'équipent chez Thales

  • 5

    L'A400M en Italie reste encore en salle d'attente

  • 6

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Quête de sens, envie de se sentir utile, besoin de changement... Pour certains Français, la reconversion peut être une solution pour retrouver goût en sa vie professionnelle. Rencontre avec ceux qui ont fait ce choix et ne le regrettent pas.

« Je ne compte plus mes heures »

Yoann, ingénieur dans une multinationale pendant 17 ans, aujourd’hui ébéniste

Quand il parcourait le monde en tant qu’ingénieur chez Thales, rien ne laissait présager que Yoann Courant allait tout plaquer quelques années plus tard pour devenir ébéniste. « J’ai suivi des études d’ingénierie car j’étais doué en maths et en sciences. Assez naturellement, je me suis orienté vers des classes préparatoires et une école d’ingénieur », se rappelle-t-il.

Diplômé en 2002, il entre directement chez le géant de l’électronique, où il gravit les échelons, de développeur logiciel jusqu’à chef de projet, et enchaîne les allers-retours. Mais les fonctions managériales, devant l’ordinateur, finissent par devenir la norme. La frustration aussi.

A LIRE AUSSI

Un quart des Français prêt à changer de métier pour avoir un autre cadre de vie

Pour compenser, il occupe son temps libre à bricoler, faire de la céramique, sculpter le bois. Des activités manuelles qui prolongent ses émois d’enfant, quand il rêvait devant les inventions du concours Lépine. Après 17 ans chez Thales, il démissionne et rejoint une structure plus petite. « Je pensais qu’un tel environnement me conviendrait mieux. Au début, c’était tout beau, tout neuf mais je me suis très vite lassé. Ça ne correspondait pas à mes attentes et je nourrissais l’envie d’autre chose. »

Son manager lui propose alors un accompagnement avec un coach pendant trois mois. Objectif : clarifier ses envies, envisager une solution en interne ou un changement plus radical. L’évidence s’impose vite : Yoann veut un métier manuel. Un déclic renforcé par ses échanges avec des artisans lors du festival Fairespectives au Campus Versailles. Ce sera l’ébénisterie, lui qui adore travailler le bois.

Quand arrivent les jours fériés, je me dis presque que ce sont des jours de travail en moins. J’aime vraiment ce que je fais et je ne compte plus mes heures.
Yoann, devenu ébéniste à 44 ans

Nouvelle démission, cap sur un CAP à l’École Boulle, qu’il finance lui-même, pour une durée d’un an. Le rythme est dense et soutenu. « J’avais alors 44 ans et il y avait beaucoup de jeunes au sein de la formation. Je ne m’attendais pas à être l’un des plus âgés », plaisante-t-il. Diplôme en poche, une opportunité se présente justement au sein du campus, en quête d’un responsable pour son atelier bois. « Le poste n’existait pas, on l’a bâti ensemble avec la directrice. »

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

A LIRE AUSSI

62% des 25-34 ans envisagent sérieusement de se reconvertir

Depuis septembre 2024, il intervient comme prestataire pour piloter l’atelier et assurer des formations. Tout en développant en parallèle sa propre activité d’ébéniste au sein du campus. Le décalage avec sa vie d’avant est profond, y compris sur le plan financier. Mais rien n’a été laissé au hasard. Yoann a anticipé cette transition avec sa compagne, avec qui il a construit un business plan pour sécuriser le projet.

Aucun regret n’affleure : « Quand arrivent les jours fériés, je me dis presque que ce sont des jours de travail en moins. J’aime vraiment ce que je fais et je ne compte plus mes heures. C’est exaltant. »

« Je me sens utile »

Isabelle, gestionnaire en assurances devenue aide-soignante à 57 ans

Comme la sensation qu’il lui manquait quelque chose. Et que le moment était venu de découvrir quoi. Tel était l'état d’esprit d’Isabelle Maisonneuve quand, la cinquantaine bien tassée, elle a décidé de donner un tout autre cap à sa carrière. Sur la terrasse de sa maison, à Cénac, près de Bordeaux, elle raconte sa première vie, en tant que gestionnaire au sein de divers groupes d’assurances. Un métier qu’elle n’avait pas choisi, mais dont elle s’est accommodée. Sans effort, mais sans passion non plus.

C’est au sortir de la période Covid qu’elle commence à se sentir à l’étroit devant ses deux écrans. Certains des collègues, qu’elle apprécie, démissionnent, l’ambiance se dégrade. Il est temps de faire autre chose. Depuis toujours, cette maman de deux filles est passionnée par le social et les relations humaines. Elle se sent habitée par l’envie de devenir aide-soignante.

C’est sûr qu’on la voit plus épanouie, plus heureuse, donc on est tous contents pour elle.
Mathilde, la fille d'Isabelle Maisonneuve à propos de la reconversion de sa mère

Pour les démarches, contact est pris avec Transitions Pro Nouvelle Aquitaine, organisme habilité à financer et sécuriser la reconversion des salariés du privé. Elle doit déposer un dossier de financement et trouver une école.

Pour son dossier et la réalisation des entretiens, elle se fait aussi aider par le centre de bilan de compétences (CIBC) de sa région. Mais sait que tout se joue sur le terrain. Alors, pendant ses congés, elle effectue un stage d’observation dans un Ehpad. C’est le déclic. « Je me suis tout de suite sentie à l’aise, comme si j’avais fait ça depuis toujours. »

A LIRE AUSSI

« La reconversion professionnelle n'est plus tabou, les femmes s'en saisissent tout au long de leur vie »

Isabelle enchaîne deux stages avant d’intégrer une formation d’aide-soignante, de janvier à décembre 2024. « Tout s’est très bien passé. Je n’étais pas la plus âgée, une personne avait 61 ans. Il y avait des groupes par tranche d’âge, des jeunes de 18 ans, des 30-40 ans, et puis les plus de 50 ans. »

Au fil des mois, tout est naturel. À tel point qu’on la prend souvent pour une professionnelle déjà en poste. Ses formatrices saluent son engagement. « Dans ce métier, il faut être vrai, sincère, respectueux, appuie-t-elle. Et ne pas oublier que les personnes dont on s’occupe ont eu une vie professionnelle et sociale qu’il faut prendre en compte. »

A LIRE AUSSI

Quand le Covid remet en question les carrières professionnelles

Depuis l’an dernier, elle travaille dans l’Ehpad de ses débuts. Les conditions ont changé. Salaire plus modeste, un week-end travaillé sur deux, des journées de 7h à 19h, entrecoupées de deux heures de pause.

La fatigue est bien là, mais différente, « constructive ». L’essentiel est ailleurs. Dans le sens que recèle son activité. « C’est sûr qu’on la voit plus épanouie, plus heureuse, donc on est tous contents pour elle », salue sa fille Mathilde. Isabelle savoure : « Au quotidien, je me sens utile. Rien que de regarder les patients, ça me suffit. Le lien avec eux m’apporte énormément. » À 59 ans, elle a trouvé sa place.

Émilie Lopes

Sur le même sujet

L'exposition "Africa Fashion" est visible au musée du quai Branly-Jacques Chirac jusqu'au 12 juillet.
Gastronomie & Sorties

Le musée du Quai Branly fête ses 20 ans avec l'exposition « Africa Fashion »

La chronique politique de Pierre Lepelletier.
Politique

Tondelier, candidate malgré tout. La chronique politique de Pierre Lepelletier

Edouard Philippe, le 10 mai 2026.
Politique

La réunion d’appartement XXL d’Horizons
Premium

Jean-Luc Mélenchon, le 4 juin 2025.
Politique

LFI se dirige-t-elle vers un scénario sans sénateur?
Premium

Jean-François Copé, le 12 juin 2026.
Politique

Copé entre Retailleau et Philippe
Premium

Les députés Antoine Vermorel-Marquès (LR) et Sébastien Saint-Pasteur (PS).
Politique

L’exécutif mis sous pression au sujet de l'allocation adulte handicapé (AAH)
Premium

*Legend – Les coulisses et secrets de l'émission numéro un en France, à paraître le 25 juin aux éditions Hors Cadre.
Cinéma & Écrans

Style, méthodes, santé mentale... Les confidences de Guillaume Pley, l'intervieweur star du média numérique Legend
Premium

Julie Gayet est la fondatrice du Festival Soeurs Jumelles.
Musique

Au festival Soeurs Jumelles, Julie Gayet fait résonner musique et image
Premium