Aurélie Valognes, écrivaine : « En vacances, je suis épicurienne en juillet, travailleuse en août, toujours en quête de solitude »

Aurélie Valognes nous parle de ses habitudes durant la saison estivale.
LTD/Marie Rouge

Aurélie Valognes nous parle de ses habitudes durant la saison estivale.
LTD/Marie Rouge
LA TRIBUNE DIMANCHE — En vacances, je suis…
AURÉLIE VALOGNES — Épicurienne en juillet. Travailleuse en août. C’est à partir de ce mois que je m’isole pour écrire le premier jet de mon nouveau roman. Vacances ou pas, j’ai besoin quotidiennement d’otium, du temps pour moi. Si j’en suis empêchée parce que je serais « censée » rester avec le groupe et tout faire comme les autres, je m’éteins, deviens malheureuse et déprimée.
J’ai aussi besoin de…
Solitude. Être en vacances ne dit pas forcément aller à la plage, manger du melon, en short, les orteils à l’air, et toujours en groupe. Je suis une hyperactive cérébrale. De l’extérieur, on pourrait penser que je suis improductive parce que statique. Je ne bouge que pour rester à l’ombre ou suivre les rayons du soleil, alors qu’à l’intérieur ça décante, ça cherche des pistes pour le nouveau roman à écrire.
Mon bonheur estival…
Lire, suivre le mouvement des animaux, guetter le chant des oiseaux, manger bio, boire du vin nature. Quelques heures à rire et refaire le monde autour de la table du dîner. Quelques parties de ping-pong ou des jeux de société avec mes fils.
Mes odeurs, mes couleurs, mes paysages…
Celles et ceux de Bretagne. Le bleu émeraude des marées, le vert des pins, le rouge du rouge-gorge, le blanc rosé des roses, l’orangé du coucher de soleil.
Les livres qui m’accompagnent…
Beaucoup d’autrices et poétesses québécoises : Hélène Dorion, Gabrielle Filteau-Chiba, Dominique Fortier, Geneviève Rioux. Mais aussi le premier roman de Lola Haise-Gabriel, Âmes de paille, qui s’ancre dans le Finistère. Et je vais redécouvrir Le Souffle d’Ornella Petit, manuscrit écrit dans la Maison des écrivaines en septembre dernier, dont j’ai lu le premier jet et qui vient de paraître chez JC Lattès.
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Ce que je déteste par-dessus tout…
Dès qu’on m’impose un programme, je me crispe. Et comme je ne suis pas la troupe, je me sens vite jugée, comme si je refusais toujours de faire comme les autres. Pourtant, je ne suis ni introvertie, ni autoritaire, ni contrariante.