Présent à Foxborough jeudi au milieu des familles des joueurs, le Marseillais voit les Bleus remporter ce Mondial et décrocher ainsi une troisième étoile.
Venu en famille, Redouane Bougheraba est resté longtemps avec celles des joueurs de l’équipe de France, en tribunes, jeudi soir après la démonstration en quart de finale face au Maroc (2-0). Le comédien de 48 ans est séduit par ce qu’il voit sur le terrain et en dehors.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Depuis 1998, la France est-elle devenue la nation majeure du football mondial? REDOUANE BOUGHERABA — Mais c’est depuis la nuit des temps qu’on l’est, depuis Just Fontaine. Sérieusement, on a une de ces équipes ! Il n’y a que des cracks. En plus, ils sont copains. Ils ont les mêmes délires de leur génération. Les mecs s’adorent. Ça transpire et ça respire football. Et c’est un plaisir de les voir jouer. En quart, ils ont affronté une grande nation du football africain, qui était irrésistible depuis le début du tournoi. Le Maroc avait fait tomber tous ses adversaires, et là, on les a vus tellement impuissants… Ça peut finir à 5-0 ou 6-0. On y croit, on la veut, la troisième. Mais restons mobilisés.
L’Espagne est-elle, aujourd’hui, la nation à même de battre la France? Ça peut paraître audacieux, dit comme ça, mais personne ne fait peur à cette équipe de France. Ni l’Argentine, ni l’Angleterre, ni l’Espagne. S’ils jouent comme ils savent le faire et sont en pleine possession de leurs moyens, je le répète : personne !
Pour Rio Ferdinand, la France est «le nouveau Brésil». Êtes-vous d’accord avec ça? Oui. Mais les Brésiliens, quand ils nous regardent, ils rient jaune et vert. Ils doivent se dire que ça devrait être ça, leur équipe. Quand on observe Kylian, il y a des similitudes avec R9 au niveau de l’accélération – Ronaldo « Fenômeno » a lui-même dit qu’il lui ressemblait à son prime. Pareil pour Michael Olise : c’est Ronaldinho. Voilà, tu as la paire du Brésil de fous de 2002. On a une superbe équipe, il faut croiser les doigts.
Vous les imaginez en finale pour la troisième fois d’affilée? Il ne faut pas tomber dans la facilité, mais si on suit cette voie, on pourra ajouter sur le maillot la troisième étoile qu’on a ratée en 2006 puis au Qatar [en 2022]. Non mais vous vous rendez compte ? Ça pourrait faire cinq finales en huit éditions. En fait, on devrait avoir cinq étoiles. Et là, on aurait vraiment été le Brésil.
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