Les ETI accusent le choc. À mi-chemin des PME et des grands groupes, les 7 200 entreprises de taille intermédiaire françaises (qui représentent ensemble 1 380 milliards d’euros de chiffre d’affaires), souvent familiales et à 40 % industrielles, voient leur traditionnelle résilience s’effriter. Selon le 17e baromètre réalisé par la banque Palatine et le Mouvement des entreprises intermédiaires (Meti), qui sera publié le 30 septembre, plusieurs indicateurs mettent en évidence un symptôme commun : le ralentissement.
En premier lieu, la baisse du chiffre d’affaires. Elles sont près de 4 sur 10 à témoigner d’un reflux des ventes au premier semestre 2025 par rapport au premier semestre 2024. Sans surprise, leur rentabilité diminue parallèlement : près de 57 % accusent une perte de profitabilité par rapport à l’année précédente.
Pis, les perspectives pour la fin de l’année ne sont rassurantes que pour la moitié d’entre elles. D’où une dégradation de la trésorerie, ressentie par une majorité de l’échantillon, tandis que l’endettement sur un an s’est aggravé pour près d’un tiers d’entre elles, soit davantage que lors de la précédente enquête.
« Au total, un tiers des ETI connaissent une légère croissance, un tiers stagnent, et un tiers enregistrent un recul marqué, alors que la grande majorité étaient en très forte croissance ces dernières années », s’inquiète Frédéric Coirier, coprésident du Meti et PDG de Poujoulat, le numéro un européen des systèmes métalliques d’évacuation de fumée (cheminées, réseaux de chaleur, granulés de bois…), qui compte 15 usines en France.