Victoire par KO de l'assurance-vie sur le Livret A : La chronique financière de Marc Fiorentino

Découvrez la chronique de Marc Fiorentino.
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Le taux du livret A a encore baissé. 1,5 % depuis le 1er février. Un taux encore supérieur à une inflation très largement inférieure à 1 %. Mais un taux qui n’est pas suffisamment attractif pour les épargnants français. Les retraits n’ont pas attendu la révision à la baisse du rendement. En 2025, 2,12 milliards d’euros ont été retirés. Première année de décollecte depuis 2015. Après deux années records en 2023 et 2024.
Les épargnants français ont trouvé une alternative. Ils sont revenus en masse vers leur placement préféré : le contrat d’assurance-vie. Les compagnies d’assurances ont offert en moyenne un taux proche de celui de 2024, autour de 2,65 %. Et certaines compagnies continuent à offrir des taux « boostés » avec une prime supérieure à 1 %.
Le résultat ne s’est pas fait attendre. La collecte nette de l’assurance-vie a atteint le montant record de 50,6 milliards d’euros. L’encours total dépasse les 2 100 milliards d’euros, plus de 60 % du total de la dette française (ne le dites pas à nos gouvernants, ils risqueraient de piocher dans le magot pour alléger le fardeau de la dette…).
Et dans l’assurance-vie, il n’y a pas que les fonds euros. On peut viser un rendement plus élevé en prenant des risques mesurés. Grâce à des « unités de compte » (UC) qui ont représenté 39 % de la collecte alors qu’ils ne représentent que 32 % de l’encours. Et qui dit UC ne dit pas forcément investissement sur la Bourse ou sur des actifs volatils comme les matières premières.
Les épargnants les plus prudents peuvent faire un panachage de fonds euros et d’UC « taux », des UC basées sur des emprunts d’État ou d’entreprise, à travers des ETF ou à travers des fonds obligataires, comme les fonds obligataires à échéance. Tout cela peut sembler compliqué mais c’est en fait très simple.
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Si vous êtes ultra-prudents, vous optez pour la formule assurance-vie 100 % fonds en euros. Avec un rendement cible supérieur de 1 % minimum au livret A. Sans risque en capital.
Si vous êtes juste prudents, vous optez pour une combinaison à 50-50 de fonds en euros et ETF obligataires ou fonds obligataires, ou une proportion de 60 % et 40 % respectivement. Avec un rendement cible d’environ 4 %. Et un risque très limité.
Si vous cherchez un rendement plus attractif, autour de 5 %, vous devrez accepter une part de risque un peu plus importante. Une version dite « équilibrée ». Par exemple 30 % fonds en euros, 45 % ETF obligataires ou fonds obligataires et 25 % ETF indices boursiers.
C’est simple. Mais si vous êtes perdus, n’hésitez pas à discuter avec un conseiller bancaire ou un conseiller en gestion de patrimoine.
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