Les organisations patronales et les partenaires sociaux se sont réunis pour mettre en place un projet de grande ampleur.Cela sera certainement une date à marquer d’une croix blanche. Alors que les partenaires sociaux et les organisations patronales ne parviennent pas à s’entendre sur la réforme de l’assurance chômage, ils ont réussi à se fédérer pour un projet d’une ampleur inédite.
Selon des informations réunies par La Tribune Dimanche, la CFE-CGC, la CFDT, la CFTC, la CGT, Force ouvrière, la CPME et le Medef vont officialiser la création d’un fonds d’investissement dans les prochains jours par le biais d’une conférence de presse.
Pour faire aboutir le projet, les sept structures ont fait appel en qualité de médiatrice à l’ancienne secrétaire d’État Marie-Anne Montchamp, aujourd’hui directrice générale de l’Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp) et fine connaisseuse des acteurs embarqués dans cette aventure. « Cela montre bien que la méthode joue un rôle crucial. Depuis neuf mois, un groupe de travail collabore de manière harmonieuse et tout le monde a la volonté de s’écouter et de comprendre les autres, confie un participant aux réunions. Toutes les décisions ont été prises à l’unanimité. »
Avec des enjeux divers, tous se sont entendus sur un sujet crucial : agir pour l’emploi en France, dans tous les territoires. À la fin de l’année 2025, le taux de chômage atteint 7,9 % de la population active au sens du Bureau international du travail (BIT), soit une progression de 0,6 point sur douze mois, selon des chiffres publiés ces derniers jours par l’Insee. Et l’année 2026 devrait être synonyme d’un passage durable de cette statistique au-dessus des 8 %, après un début d’année marqué par plusieurs plans sociaux importants.