C’est une lame de fond qui a conquis les États-Unis et qui arrive aujourd'hui en Europe : les ETF. Ces fonds d’investissement répliquant des indices de manière automatique ne représentent encore qu’à peine plus de 10 % de l’épargne des Français, mais pourraient bien inonder les portefeuilles tricolores dans les prochaines années. Avec des frais jusqu’à dix fois moins élevés que les fonds gérés activement, les fonds dits « passifs » attirent de plus en plus d’investisseurs qui veulent en intégrer dans leur compte titre, leur Plan d’épargne en actions (PEA) ou leur assurance-vie.
Il faut dire que ces paniers d’actions, d’obligations et autres actifs ont de bons arguments à faire valoir. Outre leurs frais réduits – un paramètre qui peut ruiner la performance d’un portefeuille financier –, les ETF permettent une diversification bien plus efficace et bien plus rapide que la sélection manuelle d’actions. Sauf qu’avec 911 ETF agréés en France, selon Morningstar, faire son choix peut vite devenir un casse-tête pour l’épargnant.
Pour s’y retrouver, une technique facile peut consister, tout simplement, à répliquer ce qui marche. « La stratégie du “cœur-satellites” permet d’espérer un bon rendement sur le long terme, tout en étant diversifié », explique, Martijn Rozemuller, directeur général du fournisseur d’ETF VanEck Europe. Un cœur qui doit constituer de 70 à 80 % du portefeuille d’un investisseur et comporter deux classes d’actifs : des actions et des obligations.