La France dégradée par S&P, le budget plombé
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Après Fitch, c'est au tour de l'agence Standard & Poor's de dégrader la note de la France.
LTD /Jean-Marc Barrère / Hans Lucas via Reuters Connect
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Après Fitch, c'est au tour de l'agence Standard & Poor's de dégrader la note de la France.
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C’est une douche froide pour le gouvernement. Vendredi soir, un mois après Fitch, l’agence de notation américaine S&P a dégradé, sans prévenir, la note de la France de AA- à A+. Son verdict était pourtant attendu fin novembre.
« Cette notation est un appel à la lucidité, au sérieux et à la responsabilité collective du gouvernement et du parlement », réagit auprès de La Tribune Dimanche le nouveau ministre de l’Économie, Roland Lescure. Vendredi 17 octobre, une autre agence, Moody’s, devrait se prononcer. Le résultat promet d’être identique.
La présentation du projet de loi de finances pour 2026, mardi 14 octobre, n’a visiblement pas convaincu les observateurs internationaux. Pire, l’annonce par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de suspendre la réforme des retraites jusqu’à l’élection présidentielle de 2027 a renforcé leurs inquiétudes. Pour S&P, l’incertitude sur les finances publiques de la France demeure « élevée ».
C’est dans ce contexte difficile que sera donné lundi 20 octobre le top départ de l’examen du budget – en commission des finances – à l’Assemblée nationale. Pendant son bail à Matignon, l’ancien Premier ministre François Bayrou avait parlé d’« Himalaya » budgétaire. Roland Lescure évoque, lui, un « 110 mètres haies ». À chacun sa métaphore.
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« Ce budget est un point de départ et non le point d’arrivée », indique, lucide, le patron de Bercy. A fortiori depuis que Sébastien Lecornu a dit renoncer à l’article 49.3 de la Constitution, qui lui aurait permis de faire adopter le texte sans vote. Mais le Premier ministre fait le pari de la responsabilité des parlementaires dans une période si anxiogène pour le pays.
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