Après la révélation des dernières volontés du couturier, la bataille pour le contrôle d’Armani s'annonce féroce
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Giorgio Armani à son défilé, le 21 september 2023.
LTD/GABRIEL BOUYS/AFP
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Giorgio Armani à son défilé, le 21 september 2023.
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Le destin de l’empire fondé en 1975 par l’Italien Giorgio Armani, mort sans enfants à 91 ans le 4 septembre 2025, est en suspens. Déterminé à demeurer indépendant quoi qu’il en coûte, le créateur-entrepreneur a construit en un demi-siècle – avec 10.000 dollars comme capital de départ – un groupe mondial non coté, dans la haute couture (Armani Privé), la mode (Armani), le prêt-à-porter (Emporio Armani, Armani Exchange), la maison (Armani Casa), mais aussi dans l’hôtellerie, la restauration, les lunettes, les montres et la beauté. L’ensemble a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2024.
Au fil de sa carrière et de son ascension, le designer a refusé à plusieurs reprises les offres de participation ou de rachat émises par des concurrents. Avec une fin de non-recevoir catégorique à l’intention de candidats… français. En 2016, une fondation est venue compléter le dispositif de protection érigé autour de l’entreprise. « Jusqu’au bout, son obsession a été de préserver son héritage et l’avenir du groupe », estime un analyste.
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D’où le choc suscité par la découverte de ses dernières volontés. Rédigé en mars et dévoilé le 12 septembre, son testament stipule en effet que la Fondation Giorgio Armani (dont son ex-bras droit Leo Dell’Orco, ses nièces Roberta et Silvana, son neveu Andrea Camerana et sa sœur Rosanna possèdent des parts) cède 15 % du capital du groupe dans les dix-huit mois à venir. Puis de 30 % à 54,9 % après trois à cinq ans, au même acquéreur. Dans le cas où la seconde cession n’aurait pas lieu, le défunt fondateur souhaite que ses héritiers organisent une introduction en Bourse, en leur demandant toutefois de conserver 30,1 % du capital.