Carole Delga, présidente de Régions de France : « Un nouvel acte de décentralisation est essentiel »
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Carole Delga, à Montpellier (Hérault), le 24 octobre 2025.
LTD/Emilie Arfeuil pour La Tribune Dimanche
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Carole Delga, à Montpellier (Hérault), le 24 octobre 2025.
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Le 6 novembre se tiendra le 21ème Congrès des Régions. Pour cette année qui marque le dixième anniversaire de la création des 13 grandes régions, les élus ont choisi le Palais des Congrès de Versailles pour se réunir. Un clin d’œil alors que c’est là que le président de la République peut convoquer le Parlement en congrès.
Devenues un acteur déterminant de l’organisation de nos territoires, les régions sont bien décidées à obtenir autant de pouvoirs que les Länder allemands. La présidente socialiste de la région Occitanie, qui préside Régions de France, y est prête, tout autant que son vice-président, le LR Renaud Muselier. Signe d’un consensus gauche-droite pour un nouvel acte de décentralisation proposé par le Premier ministre Sébastien Lecornu ?
LA TRIBUNE DIMANCHE — Dix ans après la naissance des grandes régions, trois quarts des Français souhaitent qu’elles concentrent davantage de pouvoirs de décision de la même façon que deux tiers d’entre eux se disent favorables à un fédéralisme régional. Comment accueillez-vous ces résultats ?
CAROLE DELGA — Les Français attendent que nous travaillions dur pour améliorer leur vie, simplifier leur quotidien et pour cela, ils ont confiance dans les élus locaux. Ce sondage démontre une constance de leur part : ils veulent plus de pouvoir localement pour mieux répondre à leurs attentes, avec une meilleure réactivité dans la décision et une plus grande efficacité dans l’administration publique. Ils ont bien compris que les Régions sont solides et peuvent faire plus avec moins de dépenses publiques.