Cette loi qui encourage les salariés à s’engager dans la vie politique locale
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La France compte 500 000 élus locaux. (Photo d’illustration)
AMF
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La France compte 500 000 élus locaux. (Photo d’illustration)
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À lire l’intitulé de la proposition de loi « portant création d’un statut de l’élu local », qui vient d’être adoptée par le Sénat, la première impression consiste à croire qu’il s’agit d’un texte écrit pour les élus locaux en place, grands électeurs des sénateurs.
En réalité, il s’agit de « permettre à des étudiants et à des salariés de concilier activité professionnelle et engagement municipal, et surtout sécuriser la fin de leur mandat », rappelle, à La Tribune, son autrice, la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, ex-présidente de la délégation aux collectivités territoriales de la chambre haute.
Ce texte, qui doit encore obtenir le feu vert de l’Assemblée nationale, entend en effet « favoriser la disponibilité des salariés candidats ou titulaires d’un mandat local ». L’employeur devra ainsi laisser au salarié, dans la limite de vingt jours ouvrables, le temps nécessaire pour participer à la campagne électorale.
Une fois élu, le salarié doit pouvoir représenter la commune dans toute réunion organisée par l’intercommunalité, le département et la région, ou encore participer à des commémorations, fêtes et journées nationales. Pour autant, son employeur n’est « tenu de payer comme temps de travail le temps passé par l’élu à ces séances et réunions ».
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Un patron pourra aussi obtenir le label « Employeur partenaire de la démocratie locale » et bénéficier ainsi d’une réduction d’impôt au titre du mécénat dès lors qu’il rémunère les temps d’absence octroyés aux élus pour se consacrer à leurs activités liées à l’exercice de leur mandat.
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