Frais bancaires au rabais, rémunération des comptes courants, promesses écologiques ou crédits immobiliers simplifiés : les fintechs redoublent d’arguments pour capter les 20-35 ans, séduits par les outils 100 % numériques mais de plus en plus exigeants sur le sens donné à leur épargne.C’est la promesse de la banque en ligne : des frais beaucoup moins élevés que chez les banques traditionnelles, notamment grâce à l’absence d’agences physiques. Un argument majeur pour les clients les plus jeunes, habitués aux usages numériques. Les nouveaux arrivants l’ont bien compris. Depuis dix ans, Revolut, N26 ou Trade Republic ont tout fait pour abaisser la facture annuelle de leurs clients. Le compte courant d’entrée de gamme et la carte bancaire sont gratuits.
Mieux : elles rémunèrent l’argent dormant sur leurs comptes : 2 % chez Trade Republic et Sumeria, respectivement 1 et 0,25 % dans les offres d’entrée de gamme de Revolut et N26. Côté investissement, ces établissements ont également sorti l’artillerie lourde. Chez Trade Republic, les frais de courtage pour les investissements boursiers – compte titre ordinaire ou PEA – sont limités à 1 euro, et même nuls si les investissements sont programmés.
Assurances-vie vertes…
La bataille des tarifs, bien qu’importante, ne constitue pas le seul critère de sélection des jeunes générations dont la sensibilité écologique est plus poussée que le reste de la population. Des acteurs comme Green-Got, Goodvest ou Helios commercialisent des produits d’épargne, assurance-vie notamment, excluant les énergies fossiles. Ils sont alignés sur la trajectoire de l'Accord de Paris, prévoyant une augmentation des températures contenues à deux degrés.
Sur les plus de 4.000 fonds d’investissement disponibles en France, seuls 29 sont compatibles avec les critères de Green-Got (soit 0,4 %), et une cinquantaine chez Goodvest. « Au moment de notre lancement en 2020, il n’y avait que très peu d’offres pour investir son épargne de façon écologique, se rappelle Andréa Ganovelli, cofondateur de Green-Got. En cinq ans, notre assurance-vie a principalement séduit des jeunes. Les titulaires d’un compte bancaire ont en moyenne 32 ans et ceux d’assurance-vie, 34 ans. Chez certaines banques mutualistes, l’âge moyen atteint 60 ans. »