Revolut recrute Frédéric Oudéa au poste de président pour l’Europe occidentale
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Un temps sceptique, Frédéric Oudéa a fini par soutenir fortement le développement de Boursorama, devenue BoursoBank.
Reuters
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Un temps sceptique, Frédéric Oudéa a fini par soutenir fortement le développement de Boursorama, devenue BoursoBank.
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De l'aveu même de ses concurrents, Revolut, la fintech britannique qui vise les 100 millions de clients et (à mots couverts) les 100 milliards d'euros de valorisation, maîtrise l'art de la communication. Dans le cadre de l'ouverture de son siège à Paris, la société avait déjà annoncé en plein sommet Choose France un investissement d'un milliard d'euros sur trois ans.
Elle multiplie les pistes, comme les distributeurs de billets « new look » en Espagne, les partenariats stratégiques, comme récemment avec Google, et les promesses de banque universelle avec, bientôt, en tête de gondole, le crédit immobilier. Mais, surtout, elle reste « la » banque de la génération Z, la super « app » branchée, ringardisant pour toujours l'agence bancaire (on s'en doute), mais aussi ses concurrents en ligne les plus sérieux, comme N26 ou BoursoBank. C'est TikTok qui tacle Facebook.
Évidemment, ses dernières nominations à la tête de son « hub » européen sont un coup de maître. Des « pros » de la banque « ancienne formule » pour rassurer les clients mais aussi, et surtout, les régulateurs parfois effrayés face à cette croissance apparemment sans limite, à la seule force d'un agrément de la banque centrale de Lituanie. Même en Grande-Bretagne, pourtant le royaume de la fintech, le régulateur bancaire lui a accordé une licence à titre provisoire et du bout des lèvres.
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Des zones d'ombre subsistent, Revolut sent encore le soufre et ses états financiers sont encore durs à décrypter, même pour le superviseur, ne serait-ce que pour le nombre de ses clients véritables.