Pour la première fois dans l’Histoire, un candidat demande l’annulation d’un scrutin à la suite d’ingérences numériques étrangères présumées. François Piquemal, candidat LFI perdant à la mairie de Toulouse, a mandaté le week-end dernier ses avocats pour porter un recours devant le tribunal administratif contre le scrutin qui a vu Jean-Luc Moudenc (LR) être réélu. La veille du second tour, des publicités sont apparues en ligne sur des sites tels que ceux de Vinted ou de La Dépêche du midi ou encore le jeu Candy Crush.
Sur l’une d’elles, la photo d’une femme voilée tenant ces propos : « Le 22 mars, je choisis Piquemal (et je garde le haut). » Sur une autre, un homme avec un tatouage LFI tabasse une personne à terre, au-dessus du logo « Demain Toulouse avec François Piquemal ». Si la provenance de ces publications reste incertaine, d’autres visant le candidat Insoumis, ont bien été pilotées depuis l’étranger : des faux sites et une fausse page Facebook l’accusant d’être un pédocriminel ont été repérés par Viginum, le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères dont le rapport sur la campagne des municipales devrait sortir avant la fin avril.