Le maire écologiste de Tours Emmanuel Denis, qui est sur le point d’annoncer sa candidature, est parvenu à convaincre ses alliés socialistes de faire liste commune au premier tour des élections municipales. Mais la France insoumise part cette fois-ci en solo.Emmanuel Denis, qui doit annoncer sa candidature à un second mandat à Tours d’ici le 15 décembre selon plusieurs sources concordantes, a reçu un beau cadeau de Noël avec quelques jours d’avance de la part du parti socialiste d’Indre-et-Loire. Ses chefs de file, Franck Gagnaire et Jean-Patrick Gilles, membres de la majorité municipale, ont finalement décidé lors d’une réunion le 4 décembre de ne pas faire cavaliers seuls en mars prochain. Ils envisageaient pourtant, il y a encore quelques semaines, de monter leur propre liste.
En cause, d’une part des désaccords sur la politique municipale, trop focalisée selon eux sur l’environnement au détriment du logement et du développement touristique de la ville notamment. D’autre part, les élus du PS s’estimaient insuffisamment représentés au conseil municipal compte tenu de leur poids électoral. Selon nos informations, le maire leur aurait promis neuf places (au lieu des six actuelles) sur la future liste de gauche qui devrait être constituée et annoncée en début d’année prochaine.
Union imparfaite à gauche et à droite
Emmanuel Denis sauve ainsi en partie l’union de la gauche qui lui avait permis de remporter la ville face à la droite et au centre en mars 2020. En partie seulement, car ses alliés de la France insoumise (LFI), au nombre d’une dizaine au sein du conseil municipal, ont quant à eux fait défaut. Lors de sa venue le 16 novembre dernier dans la cité cheminote de Saint-Pierre-des-Corps, le chef du parti, Jean-Luc Mélenchon, a en effet mis sur orbite la tête de la liste LFI à Tours, en l’occurrence l’adjointe au maire au logement, Marie Quinton. Une décision qui a probablement aussi poussé l’état-major local du PS, en conflit ouvert avec LFI au plan national, à se maintenir dans le sillage d’Emmanuel Denis.