« Si vous allez à la bataille, il faut y croire » : à Marseille, Martine Vassal « ne lâche rien »
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Martine Vassal, candidate à la mairie de Marseille.
LTD/Gerard Bottino
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Martine Vassal, candidate à la mairie de Marseille.
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« Elle est courageuse, elle est combative. » Ces propos, tenus par des Marseillais qui croisent Martine Vassal sur les marchés ou au détour d’un déplacement, disent beaucoup de la campagne des municipales, qui, à Marseille, est entrée dans le dur. Ces derniers jours, les menaces de mort taguées sur la permanence de la candidate de la droite marseillaise, après son allusion pétainiste fort maladroite lors du débat organisé par BFMTV, jeudi 26 février, ont surtout renforcé chez celle-ci l’envie d’en découdre.
« Je fais une campagne de terrain. Le terrain, c’est la base. Et je ne lâcherai pas », assène cette enfant de la cité phocéenne. À deux semaines du scrutin, Marseille semble hésiter, si l’on considère les sondages parus, entre Benoît Payan, le maire sortant divers gauche, et Franck Allisio, le représentant du Rassemblement national (RN). Suivent Martine Vassal et Sébastien Delogu, chef de file La France insoumise (LFI). Quatre personnalités politiques pour un fauteuil de maire très disputé. Les sondages ? Martine Vassal n’en a cure. « Je ne les regarde jamais. Le vrai sondage se passe dans les urnes le soir du premier tour. »
Déclarée très tôt, dès le mois de septembre, pour prendre le temps de former une équipe rassemblée autour d’une vision, elle peste volontiers contre son meilleur ennemi depuis six ans, Benoît Payan, qui a beaucoup tardé, dénonce-t-elle, à confirmer sa candidature. Un maire « qui a fait un mandat pour rien » et qui a laissé le plan Marseille en grand… « en plan », jeu de mots piquant pour rappeler, par exemple, que sur les objectifs de rénovation totale ou de construction d’écoles le compte n’y est pas (27 réalisations sur 188).