Les règles du jeu vont changer à Paris, Lyon et Marseille pour les élections municipales de mars 2026. Depuis la loi dite « PLM » de 1982, les électeurs parisiens, lyonnais et marseillais votent par arrondissement ou par secteur, et non à l'échelle de la ville, comme c'est le cas dans les autres communes. Et ce sont seulement une partie des conseillers municipaux ainsi élus qui élisent le maire.
Avec le nouveau système, Parisiens, Marseillais et Lyonnais devront glisser un bulletin dans deux urnes le jour du scrutin : l'une pour les conseillers d'arrondissements, l'autre pour les conseillers municipaux qui éliront le maire.
À Lyon, un troisième vote aura lieu pour les conseillers métropolitains. Validée par le Conseil constitutionnel après d’âpres débats au Sénat, la loi du 11 août 2025 avait été très critiquée. Ses opposants ont dénoncé les arrière-pensées politiciennes du camp macroniste, dans la capitale en particulier, pour renverser l'actuelle majorité municipale rassemblant socialistes, écologistes et communistes.
De fait, cette loi change la donne mais ses effets sur le scrutin de mars 2026 restent incertains. Dans la loi PLM, il y avait une prime majoritaire de 50 % pour la liste arrivée en tête dans chaque secteur ou arrondissement. Ce qui pouvait conduire à des résultats à l’échelle de la ville peu proportionnels aux voix. Une anomalie démocratique que la réforme vise à corriger : la prime majoritaire sera réduite à 25 % afin de favoriser une meilleure représentation et éviter qu’une petite avance suffise à donner une majorité écrasante.