Municipales : à Marseille, les Écologistes en pleine confusion
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Mairie de Marseille
LTD/Photo par NORBERT SCANELLA / ONLY FRANCE / ONLY FRANCE VIA AFP
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Mairie de Marseille
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C’était, comme on dit, une affaire qui roule. Désigné chef de file des Écologistes pour les municipales à Marseille, Hassen Hammou a eu moins de 48 heures pour savourer la bonne nouvelle. Deux jours plus tard, la mise en avant sur la scène médiatique de ses ennuis judiciaires a tout changé, poussant Hassen Hammou à se mettre en retrait tandis que le parti annonçait sa suspension à titre conservatoire, « une suspension d’un commun accord », affirme-t-il.
Réuni mardi soir, les équipes marseillaises du parti ont décidé d’attendre le délibéré du procès prévu pour se tenir le 13 novembre prochain avant de décider si changement de chef de file il était nécessaire ou pas.
Accusé d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle, Hassen Hammou nie farouchement les faits qui lui sont reprochés. Et insiste sur la temporalité qui met sur la place publique une affaire datant de plus de 18 mois, deux jours après sa désignation comme chef de file.
Il faut dire que le contexte politique en ce début de période électorale est loin d’être simple. Alors que Benoît Payan n’a toujours pas dit officiellement s’il y allait ou pas, la droite elle, réunie sous la candidature élargie de Martine Vassal est très active, montant régulièrement au créneau sur les sujets qui fâchent dont le dernier en date est la polémique entourant le film « Le Sacré Cœur » que le maire de la Ville a fait déprogrammer du Château de la Buzine, établissement municipal, avant d’être contraint à le remettre à l’affiche sur décision du tribunal administratif.
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Si les Écologistes ont voté lors de leur assemblée générale le 14 octobre dernier, le soutien à 87% à une alliance au premier tour avec le Printemps marseillais et donc avec Benoît Payan, dans les rangs des écologistes de la première heure, certains font route à part. C’est le cas de Sébastien Barles, actuel adjoint au maire en charge de la Transition écologiste qui a créé son propre mouvement Vaï ! (Aller en provençal, NDLR) et qui a été suspendu par son parti pour cause de démarche jugée trop personnelle. Pour le coup, Vaï ! a bien annoncé mener une liste au prochain scrutin municipal. Par ailleurs, les bruits d’un rapprochement avec le LFI Sébastien Delogu bruissent. Les deux hommes ont fait conférence de presse commune en juillet dernier pour demander le déjumelage de Marseille avec la ville israélienne d’Haïfa.
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