Municipales : à Paris, Renaissance préfère Pierre-Yves Bournazel à Rachida Dati
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pierre-Yves Bournazel a obteu le soutien de Renaissance, au désarroi de Rachida Dati.
LTD/Franck Derouda/SIPA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pierre-Yves Bournazel a obteu le soutien de Renaissance, au désarroi de Rachida Dati.
LTD/Franck Derouda/SIPA
La position est officielle. À l’occasion d’une réunion de sa commission nationale d’investiture, Renaissance a validé à l'unanimité moins deux voix son soutien à Pierre-Yves Bournazel, le candidat d’Horizons à Paris, lors des élections municipales de mars. Mercredi 22, le secrétaire général du parti, Gabriel Attal, Franck Riester, qui y est en charge des élections, Édouard Philippe et Pierre-Yves Bournazel ont eu un dernier échange pour verrouiller leur alliance. La formation attaliste aura 55 % des places sur les listes du candidat d’Horizons et une dizaine de têtes de liste sur les 17 arrondissements que compte la capitale. Elle sera associée à la direction de sa campagne. Gabriel Attal s’engagera lui-même activement à ses côtés dès ces prochains jours.
C’est au retour des vacances que les discussions entre Renaissance et Horizons ont commencé. Jusqu’à l’été, la formation de Gabriel Attal se préparait à soutenir Rachida Dati. Même si, en interne, ce choix en faveur d’une élue LR, mise en examen pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault-Nissan et clivante en raison de son style si tranché, passait mal, Gabriel Attal était décidé à passer en force. Vacciné par le précédent calamiteux de 2020, le secrétaire général de Renaissance était bien décidé à limiter les risques.
À lire également
À l’époque, Benjamin Griveaux, le candidat macroniste, avait dû affronter la dissidence de Cédric Villani puis être remplacé en catastrophe par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui sera finalement largement dominée par Rachida Dati déjà en lice. Depuis des mois, Sylvain Maillard, président de la fédération parisienne, travaillait donc activement à une collaboration entre la ministre de la Culture et son parti, qui, de toute façon, ne disposait pas vraiment sur ses bancs de candidat faisant l’unanimité.