Après douze mois de négociations entre les états-majors des partis pour les élections municipales, une conclusion en découle : il y aura deux gauches sur la ligne de départ en mars prochain, La France Insoumise et la gauche non mélenchoniste, réunie derrière un seul et même candidat dans une très large majorité des cas.
Aujourd’hui, les socialistes ont beaucoup à perdre. Parce qu’ils possèdent plusieurs grandes villes : Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Rouen… Dans la plupart des villes de plus de 100.000 habitants, ils partent unis avec toute la gauche non mélenchoniste. À Nice, Nantes, Rennes, Toulon, Reims, Villeurbanne, Saint-Denis de la Réunion, Aix-en-Provence, Clermont-Ferrand, Le Mans, Brest, Amiens, Boulogne-Billancourt, Rouen, Orléans, Saint-Paul de la Réunion, Nancy, Créteil, Avignon, les trois forces de gauche sont réunies derrière un candidat socialiste. À Saint-Denis aussi, socialistes et écologistes sont ensemble, mais cette fois contre les communistes et Insoumis, qui veulent la peau du maire PS sortant, Mathieu Hanotin.
Les socialistes ont identifié trois villes qu’ils espèrent conquérir : Toulouse, Saint-Étienne et Amiens. Et trois autres villes qu’ils dirigent et pour lesquelles ils ont une attention particulière : Paris, Marseille et Avignon. Arriveront-ils à les garder ? Dans la capitale, l’union récente et inédite des écologistes et des communistes derrière le socialiste Emmanuel Grégoire apporte à ce dernier une vraie dynamique au premier tour, selon notre sondage, où il arrive largement en tête au premier tour. À Marseille, le maire sortant, Benoît Payan, qui réunit toute la gauche non LFI derrière lui, est en bonne position mais le RN y fait un score élevé. À Avignon, le jeu est ouvert alors que la maire PS sortante ne se représente pas.