Nantes : Johanna Rolland conserve la mairie au terme d’un scrutin serré
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Johanna Rolland s'est imposée avec 52,18 % des voix
LTD/Photo par ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
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Johanna Rolland s'est imposée avec 52,18 % des voix
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C’est fini. Après plusieurs semaines de campagne, le scrutin a rendu son verdict ce dimanche 22 mars à Nantes. À 20 heures, les 207 bureaux de vote nantais ont fermé leur porte, concluant un second tour particulièrement disputé. Johanna Rolland s’est imposée avec 52,18 % des voix, devançant le candidat divers droite Foulques Chombart de Lauwe, crédité de 47,82 %. Une victoire claire mais accompagnée d’un recul inédit pour la gauche dans une ville qu’elle dirige sans discontinuer depuis 1989. Jamais la gauche n’avait obtenu un score aussi faible à Nantes depuis cette date.
La participation, en hausse, a atteint 62,62 %, signe d’un électorat mobilisé après une campagne tendue. Les 203 157 électeurs appelés aux urnes ont tranché au terme d’un entre-deux-tours animé par les alliances et les critiques. Johanna Rolland avait en effet conclu un accord avec l’Insoumis William Aucant, arrivé troisième au premier tour avec 11,2 %. Une décision stratégique mais controversée qualifiée d’« alliance de la honte » par son adversaire de droite.
Sur la péniche “Lola”, où la maire avait installé son quartier général, le soulagement domine. Arrivée devant ses soutiens à 22h20 à l’hôtel de ville de Nantes, Johanna Rolland a salué une victoire arrachée dans la difficulté. « Oui nous avons eu peur, oui nous avons tremblé mais oui nous avons résisté », affirme-t-elle. Elle insiste également sur la continuité politique de la ville : « Le cœur de Nantes bat toujours à gauche ! »
Cette réélection s’inscrit dans une trajectoire politique déjà longue. Depuis 2014, Johanna Rolland s’est imposée comme la figure centrale du paysage nantais succédant à Jean-Marc Ayrault, lui-même élu sans discontinuer de 1989 à 2012. Mais ce scrutin marque un tournant. Dix élus de La France insoumise feront désormais leur entrée au conseil municipal et métropolitain, conséquence directe de l’accord conclu entre les deux tours.