Sans tambours ni trompettes, le RN remporte son pari des sous-préfectures
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Le RN a toutefois échoué à s’emparer de grandes villes.
LTD/AFP
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Le RN a toutefois échoué à s’emparer de grandes villes.
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Mettons Nice de côté ce dimanche 22 mars. La victoire municipale d’Éric Ciotti contre Christian Estrosi dans la préfecture des Alpes-Maritimes est avant tout la sienne. Soutenu par le Rassemblement national, l’ancien sarkozyste a gagné l’élection sur son nom et son étiquette, celle de l’Union des droites pour la République (UDR), peu clivante dans un fief traditionnellement ancré très à droite. Ailleurs, le RN a échoué à s’emparer de grandes villes. Julien Sanchez, malgré un bon score de second tour avec 38% selon les dernières estimations, a été battu de peu par son concurrent communiste, tandis qu’à Toulon, la médiatique Laure Lavalette a été nettement devancée par la maire sortante Josée Massi.
S’ils manquent toujours de prises symbolisant un réel enracinement territorial, les lepénistes ont conquis de nombreuses villes moyennes. Le « plan sous-préfectures » évoqué courant 2025 par certains stratèges frontistes a en partie porté ses fruits. « Jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus sur le territoire français, a déclaré dans la soirée Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite. Dans plusieurs dizaines de communes, nous sommes appelés à faire nos preuves. »