RÉCIT. Partir ou s'allier à Dati ? Les secrets de la décision de Bournazel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le candidat Horizons sur le plateau de France 2, le 16 mars.
LTD / Ludovic Marin / AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le candidat Horizons sur le plateau de France 2, le 16 mars.
LTD / Ludovic Marin / AFP
« Viens au Havre ! » Mercredi 18 mars, Édouard Philippe appelle Pierre-Yves Bournazel. Le président d’Horizons veut prendre des nouvelles de son ancienne tête de liste à Paris. Au cours de la conversation, il lui propose de venir passer quelques jours dans son fief normand, où il brigue un troisième mandat. Cela permettrait à l’élu du 18e arrondissement de la capitale de se changer les idées, maintenant que le match pour l’Hôtel de Ville, pour lequel il s’était tant préparé, se joue sans lui. Ce dernier décline l’invitation. Il veut suivre la campagne de ses listes qui sont encore en course dans cinq arrondissements. Et puis dimanche, il devra aller voter…
Dans cette séquence électorale si décisive avant la bataille présidentielle, Édouard Philippe sait ce qu’il doit à Pierre-Yves Bournazel. Au soir du premier tour, après avoir récolté 11,3 % des suffrages, le candidat parisien aurait voulu se maintenir au second. Il estimait que c’était ce que ses électeurs souhaitaient. Il a finalement fusionné sa liste avec celle de Rachida Dati, avec qui les relations ont été si âpres ces dernières semaines, ces dernières années.
Pierre-Yves Bournazel avait bien compris que c’était ce que désirait son patron, qui, dans l’optique de la présidentielle de 2027, entendait apparaître comme un ardent défenseur de l’union de la droite et du centre. Depuis le 25 février, entre eux, tout était clair. Ce matin-là sur France Inter, l’élu du 18e avait annoncé qu’il « ne rejoindrait ni Grégoire ni Dati au second tour ». Immédiatement, Édouard Philippe l’avait publiquement désavoué et assuré qu’il ferait « tout » pour l’alternance dans la capitale.