LA TRIBUNE DIMANCHE – Entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, qui avez-vous décidé de soutenir à Paris lors de cette campagne municipale ?
JEAN-PIERRE RAFFARIN – Les deux personnalités sont intéressantes. Il s’agit de deux projets et de deux individualités bien différentes. Pour moi, l’essentiel, c’est l’alternance à Paris qui est voulue par un très grand nombre de Parisiens. C’est en soutenant Rachida Dati que l’on répond le mieux à cette attente populaire.
Quelles qualités a celle-ci pour être maire de Paris ?
Pour conduire une ville de l’importance de notre capitale, il faut de l’audace, de la sensibilité et de la détermination. Rachida Dati a toutes ces qualités. C’est une force qui va et qui sait où elle va. Son parcours est exceptionnel.
Pierre-Yves Bournazel, le candidat présenté par votre parti Horizons, n’a pas ces qualités ?
Pierre-Yves Bournazel est un garçon d’une grande qualité. Je souhaite que, le moment venu, son projet rejoigne celui de Rachida Dati. Sa candidature est légitime, mais aujourd’hui il apparaît clairement que, s’il y a victoire à Paris, elle s’appellera Rachida.
Pourtant, Pierre-Yves Bournazel a annoncé cette semaine qu’il ne se rallierait pas à Rachida Dati au soir du premier tour et se maintiendrait au second. Vous regrettez sa position ?
Je pense que la discussion sera ouverte le soir du premier tour. Il est toujours difficile pour un candidat de renoncer en cours de campagne.