Dans son taxi qui descend la colline de la Croix-Rousse à Lyon, Jean-Michel Aulas soupire : « Débattre pour s’invectiver et laisser dire des choses fausses… Forcément, je n’étais pas à l’aise. » L’ancien patron de l’OL ressasse et ressasse encore. Il sait qu’il est passé à côté du débat télévisé organisé mardi 24 février par BFMTV et Le Figaro. Face aux trois autres candidats, dont le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, il a semblé comme pris en tenaille, incapable de rendre les coups. « Je suis blessé », lâche-t-il même, reprochant à ses adversaires d’avoir menti sur ses prétendus liens avec des sympathisants de l’ultradroite lyonnaise.
« Ça m’émeut profondément, soupire encore le candidat de la droite et du centre. À croire qu’il ne faut pas être trop sincère ou trop émotif quand on fait de la politique. Mais ça, je ne sais pas faire… » Cette contre-performance affaiblira-telle la dynamique de celui qui semblait jusque-là marcher sur l’eau lors de cette campagne municipale ? « Jean-Michel n’est pas dans les punchlines, les éléments de langage, le défend Laurent Wauquiez, le leader de LR dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Sa force n’est pas d’être un orateur de plateau mais de savoir changer les choses. Ce débat ne fera pas bouger une seule voix. »