Municipales : le déjeuner secret d’Attal, Philippe et Retailleau
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De gauche à droite : Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Hervé Marseille et Garbiel Attal.
LTD/Telmo Pinto / NurPhoto via AFP
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Ils sont cinq autour de la grande table ronde de la salle à manger de la présidence du Sénat. Il y a évidemment l’hôte des lieux, Gérard Larcher. Il y a ensuite les quatre chefs des partis qui, depuis septembre 2024, travaillent ensemble : Édouard Philippe, le patron d’Horizons, Gabriel Attal, le secrétaire général de Renaissance, Bruno Retailleau, le leader des Républicains, et enfin Hervé Marseille, le numéro un de l’UDI. À l’origine, ils auraient dû être six. Leur homologue du MoDem, François Bayrou, avait été invité, mais le maire de Pau a été hospitalisé en raison d’une mauvaise grippe.
Nous sommes mercredi 17 décembre et cela fait longtemps que ces chefs de partis ne se sont pas retrouvés sous un tel format. En septembre, au lendemain de sa nomination à Matignon, Sébastien Lecornu les a réunis plusieurs fois à déjeuner autour de lui. À l’époque, un des principaux objectifs que le Premier ministre se fixait était d’animer le socle commun, quand ses prédécesseurs, Michel Barnier et François Bayrou, l’avaient, selon lui, négligé. Mais cela a vite pris fin.
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Après le départ de Bruno Retailleau du gouvernement le 12 octobre, cette tâche est devenue pour lui impossible. Depuis lors, Sébastien Lecornu et l’ancien ministre de l’Intérieur ne se parlent plus du tout. En cette mi-décembre, c’est donc Gérard Larcher qui a pris l’initiative de ces agapes. Cela montre l’importance du rôle qu’il veut jouer, fort de l’autorité que lui délivre sa fonction, à l’approche de la présidentielle. Le président du Sénat milite en effet pour que le socle commun ne présente qu’un seul candidat sur la ligne de départ de la compétition élyséenne. C’est selon lui le seul moyen d’assurer la présence du centre et de la droite au second tour.