Récemment, Les Républicains ont commandé un sondage à l’institut OpinionWay sur les traits d’image des prétendants possibles à l’Élysée en 2027. Il a rassuré les proches de Bruno Retailleau. Le président de LR est celui qui y apparaît le plus en adéquation avec les qualités attendues d’un président par les Français, quand Jordan Bardella en est lui, selon la même enquête, très éloigné.
Ses résultats décideront-ils Bruno Retailleau à se lancer ? Autour de lui, ils sont nombreux à l’espérer. L’image du Vendéen a beaucoup souffert de son départ mal maîtrisé de la Place Beauvau, en octobre. Sur l’échiquier, il a reculé. Dans les têtes, à son sujet, le poison du doute s’est installé.
Être un président de parti a toujours été préjudiciable dans l’opinion. C’est un poste qui vous oblige à régler des guerres picrocholines et vous enferme dans un jeu très politicien. C’est encore plus pénalisant lorsque vous avez face à vous Laurent Wauquiez. C’est le malheur qui arrive à Bruno Retailleau. Même s’il a très largement battu le leader des députés LR lors de l’élection interne pour la tête du parti en mai, ce dernier continue de lui livrer une guerre acharnée. L’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en a été un nouvel épisode cette semaine.
Le sénateur vendéen est persuadé que Laurent Wauquiez a négocié directement le nombre de députés LR qui voteraient le texte (ils ont été 18), alors que lui souhaitait son rejet. « Le budget de la France ne peut pas être le deuxième tour de l’élection au parti. Le ressentiment ne peut pas tenir lieu de ligne politique, ce serait consternant », a répliqué Bruno Retailleau jeudi 11 décembre dans Le Figaro, pointant l’attitude de Laurent Wauquiez. « Il est déterminé à rendre les coups, à cogner plus », décrypte un de ses plus proches. Malgré tout, les dégâts collatéraux sont là.