La chronique de François Clemenceau. La solution des nations désunies
François Clemenceau
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La chronique de François Clemenceau
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La dernière fois qu'on a demandé à Donald Trump quelle était sa position sur la fameuse « solution à deux États », il a préféré laisser Benyamin Netanyahou répondre à sa place. C'est dire. Le Premier ministre israélien venait de débarquer à Washington le 7 juillet, pour la troisième fois depuis la prise de fonctions du président américain.
Dans le camp Trump, le mantra sur les deux États - Israël et Palestine vivant côte à côte en paix et en sécurité - n'a jamais été l'objectif premier de la politique proche-orientale trumpiste. Pour la Maison-Blanche, les deux États ne pourront éventuellement exister qu'une fois l'ennemi détruit, surtout après les pogroms monstrueux du 7 octobre 2023 perpétrés par le Hamas.
En fait, rien ne saurait être imposé à Israël et seule une négociation serrée entre Israéliens et Palestiniens pourrait déboucher sur une solution politique dont le socle serait une Palestine inconditionnellement démilitarisée. C'est pourquoi, en l'absence de ces deux prérequis, l'annonce au début du mois de décembre par la France et l'Arabie saoudite d'une conférence internationale sur les deux États qui se tiendrait avant l'été a été considérée à Washington comme une provocation.
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C'est pourquoi, Lorsque la date et le lieu de cette conférence sur les deux États, organisée par la France et l'Arabie Saoudite furent plus précis - du 17 au 20 juin à New York -, le département d'État fut estomaqué par tant d'insolence. Surtout de la part de l'Arabie saoudite, que Donald Trump venait de visiter au mois de mai et où il avait tracé les grandes lignes de sa politique moyen-orientale basée sur le primat du business.
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