« C’est quoi l’étape suivante ? C’est de nous interdire ! » : Jean-Luc Mélenchon, ni remords ni regrets
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Jean-Luc Melenchon a maintenu son soutien à Raphaël Arnault
LTD/Chang Martin/SIPA
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Jean-Luc Melenchon a maintenu son soutien à Raphaël Arnault
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« Des regrets ? Pour quoi faire ? » nargue toujours Jean-Luc Mélenchon à chaque fois que son mouvement se retrouve sous le feu des critiques. C’est un des plus grands principes du mélenchonisme : ne jamais reculer, voire accélérer, quand les attaques s’intensifient.
Ne surtout pas donner la sensation de « donner le point » à l’adversaire, et encore moins aux « fachos » comme le troisième homme de la dernière présidentielle désigne l’extrême droite. Quitte à rajouter de l’huile sur le feu, et faire monter la fièvre dans le pays pour préparer ce qu’il théorise depuis des mois : « l’affrontement final » entre le RN et LFI, incarnations de deux Frances irréconciliables, au second tour de la présidentielle de 2027. « Ce sera eux ou nous », prophétise-t-il.
Mais cette semaine, son mouvement a vacillé, pour de vrai. Ses Insoumis ont été pris de court par l’intensité de la polémique survenue après la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite de 23 ans, lynché par des jeunes antifas à Lyon samedi dernier. En interne, c’est la stupeur lorsque les uns et les autres apprennent la présence sur les lieux du drame de Jacques-Élie Favrot, l’attaché parlementaire de leur député Raphaël Arnault.
Dans ce mouvement si militaire s’installe un flottement inhabituel. Des erreurs sont commises. En direct sur BFMTV mardi, Alma Dufour assure qu’elle met « ses deux mains à couper que le collaborateur de Raphaël Arnault n’a rien à voir dans cette histoire ». Le même jour, lors de la séance des questions au gouvernement, Mathilde Panot promet qu’« aucun insoumis n’est impliqué ni de près, ni de loin dans ces violences ».