« La France envoie un message de solidarité stratégique vis-à-vis du Groenland et du Danemark qui vise à complexifier les décisions de Donald Trump », explique une source interrogée au sein des armées. Le Groenland est à seulement quatre-heures trente d’avion de la base aérienne d’Istres, où Emmanuel Macron a présenté jeudi 15 janvier ses vœux aux armées. C’est de cette base, la plus grande de l’armée de l’air française où sont stationnées quatre grandes unités des forces aériennes stratégiques, que le président a annoncé le déploiement de militaires français dans le cadre de l’exercice Arctic Endurance, lancé par le Danemark de manière souveraine et indépendante de l’Otan.
Au total, une vingtaine de militaires européens sont arrivés mercredi soir à bord de deux C-130 Hercules, dont cinq chasseurs alpins français, quatre Danois, un Néerlandais et un Britannique aux côtés de Suédois, de Norvégiens et de Finlandais, dont les autorités n’ont pas encore précisé le nombre. De son côté, l’Allemagne va déployer treize soldats. Samedi 17 janvier, des chasseurs F-35 de l’armée danoise qui effectuaient une mission opérationnelle au-dessus de l’objet de la convoitise de Trump ont été soutenus par des avions ravitailleurs de l’armée française.