Marine Tondelier seule en lice face au RN ?

La secrétaire nationale du parti les Ecologistes, Marine Tondelier, le 10 octobre à l'Elysée.
LTD / Julien Mattia / Le Pictorium via Reuters

La secrétaire nationale du parti les Ecologistes, Marine Tondelier, le 10 octobre à l'Elysée.
LTD / Julien Mattia / Le Pictorium via Reuters
Marine Tondelier sera-t-elle la seule candidate à l’élection interne que vont organiser Les Écologistes pour désigner leur champion à la primaire de la gauche ? La réponse sera connue ce soir, date limite pour participer au scrutin du parti Vert prévu du 5 au 8 décembre pour le premier tour, du 12 au 15 décembre en cas de second.
Quoi qu’il en soit, la désignation de la secrétaire nationale du parti depuis 2022, réélue facilement au printemps dernier, semble plus qu’assurée. C’est mercredi 23 octobre dans Le Nouvel Obs que l’élue des Hauts-de-France, 39 ans, a annoncé sa candidature à l’Élysée, qu’elle a présentée comme « un acte d’amour pour la France ». « Je n’ai jamais cru à l’homme ou à la femme providentiels : je crois aux alliances », y déclare-t-elle également. Or, la primaire de la gauche qu’elle défend activement avec Lucie Castets est pour l’instant loin de séduire ses partenaires.
Le soir même sur le plateau du 20 Heures de TF1, Marine Tondelier rappelait encore l’importance d’un « candidat unique de la gauche et des écologistes ». Prête à se soumettre aux votes des sympatisants de la gauche et des Verts, face à François Ruffin (Debout !) et Clémentine Autain (L’Après), la secrétaire nationale des Écologistes a également averti Jean-Luc Mélenchon et Raphäel Glucksmann - tous deux opposés à la primaire de gauche : « À force d’expliquer que c’est soit l’un, soit l’autre, ce sera ni l’un, ni l’autre. »

Que fera Marine Tondelier si la primaire ne voit pas le jour ? Nul ne le sait. Cela ne l’a pas empêché de dévoiler une affiche de campagne au message clair. « Une autre Marine est possible ! », lit-on à côté du visage souriant de la candidate. Le texte est blanc sur un aplat vert — comme la couleur de son parti et des vestes qui ont tant fait parler d’elle depuis les dernières élections européennes — tandis que son prénom, « Marine », se pare de vert sur fond blanc... Un changement de couleur que la candidate voudrait prémonitoire.
Car primaire ou non, Marine Tondelier se présente comme l’alternative — la seule ? — au parti de Marine le Pen. Expérience à l’appui. Marine Tondelier, conseillère municipale à Hénin-Beaumont depuis 2014 affronte le Rassemblement National sur ses terres depuis plus de dix ans. Début octobre, elle dénonçait le caractère islamophobe de propos tenus par la députée PS, Pernelle Richardot, après une polémique lancée par l’extrême droite à Strasbourg.
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Plus qu’une rivalité territoriale, la conseillère régionale semble refuser toute confusion possible entre les partis de gauche et le RN. Une radicalité qui, face aux refus de participer à la primaire de Mélenchon et de Glucksmann, pourrait porter ses fruits auprès des électeurs de gauche.