L’audiovisuel public sur le gril
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Le siège de France Télévisions à Paris.
LTD / Stephane Lemouton/SIPA
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Le siège de France Télévisions à Paris.
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« Ça risque d’être explosif, certains députés nous attendent le couteau entre les dents », prédit un cadre de France Télévisions à l’approche des auditions de Delphine Ernotte et de Sibyle Veil, les 10 et 17 décembre. Tout comme une cinquantaine d’autres personnalités d’ici au printemps, les patronnes de France Télévisions et de Radio France passeront sur le gril de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public.
Objectif de cet organe voulu par le groupe UDR, allié du RN : faire toute la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements au sein des médias de service public. Tour d’horizon des dossiers qui fâchent et réponses en avant-première des principaux concernés.
À l’origine de cette commission : la fameuse vidéo volée, publiée en septembre par le média d’extrême droite L’Incorrect, dans laquelle Thomas Legrand et Patrick Cohen dissertent politique en off avec des responsables socialistes dans un café. « L’émoi suscité par cette vidéo nous colle à la peau, on vit très mal le soupçon qu’a déclenché cette polémique », confie Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France. Pour le numéro deux de la Maison de la radio, « rien à l’antenne ne corrobore une quelconque partialité ».
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Et Céline Pigalle, directrice éditoriale déléguée chargée de l’information et de la proximité, d’ajouter : « Il y a chez nous un corpus de règles déontologiques très strictes, et nos journalistes ne mènent pas de campagne au service de tel ou tel parti. » Dans les prochaines semaines, un baromètre sera mis en place afin de dresser tous les mois un bilan chiffré des intervenants et des thèmes traités. Objectif : « montrer toute la diversité [des] antennes » de Radio France, indique-t-on du côté de la Maison ronde.